,

fisherman-s-wharf-001

C’est drôle comme on change. Il y a quelques années, le mot « point touristique » m’aurait donné des hauts le coeur. Pire que ça : m’aurait découragée. Aujourd’hui, c’est un peu différent. Même si rien ne pourra remplacer la joie immense de contempler la côte, depuis le silence bien particulier d’un voilier, je suis moins exigeante sur le nombre des personnes qui s’extasient avec moi là où c’est si beau que l’on se trouve toujours plusieurs centaines au même moment pour désirer en profiter.

C’était le cas de Fisherman’s Wharf, l’une des nombreuses jetées qui bordent la côte nord de San Francisco. Depuis là-bas, on peut admirer les côtes voisines, le ballet des voiliers qui vont et viennent dans la baie, et ce qui bien entendu m’a le plus amusée, une colonie d’otaries qui s’est installée ici à demeure, il y a quelques années.

Evidemment, je m’arrange toujours pour choisir mon moment, mais j’ai appris à faire abstraction de toute la charge poétique anéantie par un groupe de touristes agités (dont je fais quelquefois partie, ne nous voilons pas la face).

Je ne sais pas comment je m’y prends, mais, dès qu’un paysage m’émerveille, c’est comme si tout ce qui n’était pas lui disparaissait autour de moi. Etrangement, il me semble cela transparaît sur les photos. Et ça me fait toujours sourire lorsque je regarde des images comme celle-ci où l’on jurerait qu’il n’y avait pas foule au moment où elles ont été prises.

Si vous saviez pourtant le monde qui se pressait devant les pontons des lions de mers ce jour-là (il y a même des estrades pour permettre à tout le monde de regarder) et de quelle patience il m’a fallu faire preuve pour slalomer entre les autres visiteurs… Pourtant, ces photos sont conformes à mon souvenir qui a, lui aussi, effacé toute trace de foule, de bruit, de poubelles éventrées. Il ne reste que ce qui était doux pour les yeux.

Peut-être est-ce une caractéristique commune aux gens contemplatifs : ils apprennent à gommer tout ce qui contrarie leur imagination.

fisherman-s-wharf-002

fisherman-s-wharf-003a
fisherman-s-wharf-003b

fisherman-s-wharf-004

fisherman-s-wharf-005

fisherman-s-wharf-006a

fisherman-s-wharf-007a

fisherman-s-wharf-006b

fisherman-s-wharf-007b

PS : le petit bâtiment mignon qui se trouve au bout de la jetée, le « Forbes Island » est un restaurant auquel on ne peut accéder qu’au moyen d’un petit bateau. J’ignore si l’on y mange bien, mais je reconnais avoir regretté de ne pas y avoir fait une réservation, ne serait-ce que pour le plaisir de voir la nuit tomber sur San Francisco. La vue, depuis le restaurant, doit être ravissante.

,

city-047

Voilà un exercice très agréable que celui de trier ses photos et mettre de l’ordre dans ses souvenirs, de retour de voyage. Ça l’est d’autant plus lorsque le voyage m’a laissé un souvenir impérissable et c’est l’un des aspect que je préfère, dans le fait de tenir un blog : réfléchir à la meilleure façon, ensuite, de partager tout cela : bonnes adresses, petites astuces, photographies…

Cette fois ci, je me suis amusée à rédiger un véritable mini guide de la ville, en essayant de me montrer aussi précise que possible. En principe, si vous imprimez cette page, vous avez en main tout ce qu’il vous faut pour passer quelques jours agréables dans cette ville merveilleuse : adresses où déjeuner, mini parcours, petites astuces etc… C’est parti?

Dix idées pour se promener

san-francisco-A001

san-francisco-A002

city-007

san-francisco-A003

san-francisco-A004

1. Mission District et Castro

Dans Mission District vous pouvez prévoir deux moments. Le premier, pour découvrir la partie latino du quartier et ses centaines de peintures murales colorées, un peu folles, engagées et malgré tout toujours réjouissantes.

De l’autre côté, du côté de Gerrero St., Valencia St. et Mission St. entre la 20ème et la 14 ème, c’est le moment de prévoir une ballade shopping. C’est ici que se trouvent les boutiques les plus mignonnes et les plus étonnantes. Sans compter les dizaines de petits cafés à coquer où vous aurez envie de vous arrêter partout. Ici, plus que partout ailleurs, le cool est un mode de vie, les tatouages sur les bras une religion, le sourire un principe de base.

Vous pouvez ensuite prendre à l’ouest : après Dolores Park, vous pourrez vous promener dans Castro, le célèbre quartier gay de la ville, ultra vivant et coloré.

city-037

city-010

city-030

city-040

city-049

city-029

city-033

2. Coit Tower & les perroquets

Même si cela vous demande un petit effort, n’hésitez pas à grimper tout au haut de Coit Tower qui vous donnera un point de vue admirable sur la ville, y compris si elle est partiellement plongée dans la brume. Pour en redescendre, empruntez le petit chemin qui mène à Embarcadero. Les centaines de marches sont plus faciles à descendre qu’à monter et vous profiterez d’un superbe paysage.

Si vous êtes attentif, environ à mi parcours, vous vous arrêterez probablement devant un grand arbre dont je ne connais pas le nom, duquel s’échappent des bruits que vous n’avez peut-être pas l’habitude d’entendre (c’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille). Prenez le temps d’observer et vous découvrirez une petite colonies de… Perroquets.

D’après mes recherches, il ne s’agit pas d’une espèce endémique et on ne recense qu’une toute petite centaine de ces perroquets dans la ville, principalement installés dans ce grand arbre. Aucun guide n’en fait mention, c’était pourtant une très jolie expérience que de découvrir cet endroit.

city-014

city-022

city-016

city-021

city-017

3. Embarcadero

Tout à l’est de la ville, n’hésitez pas à longer Embarcadero, la route qui longe les différents quais du port. En partant par exemple du Pier 15. Vous pouvez commencer par visiter l’Exploratorium, en particulier si vous avez des enfants. L’exploratorium est un peu l’équivalent de notre Cité des Sciences à La Villette.

Ensuite, longez l’Embarcadero, tout simplement : palmiers, restaurants de fruits de mer, bus câblés, air marin… tout cela est très dépaysant. Vous pouvez, de cette façon, marcher jusqu’à Beach St, tout au nord de la ville et vous arrêter pour vous reposer sur la plage ou, en fin de journée, profiter du coucher de soleil sur le Golden Gate Bridge.

encore-002

4. La plage et le Golden Gate Park

Si le temps est clément, allez faire un tour à la plage. Celle qui se trouve tout à l’ouest de la Ville, en passant par le Golden Gate Park qui est une splendeur. Attention, à pied, la marche est assez longue (nous avons fini par emprunter la ligne de bus qui longe le parc). Si vous désirez faire tout le chemin à pied, vous pouvez aussi faire une halte au cœur du jardin japonais du Golden Gate Park, qui propose un salon de thé très dépaysant. Et tout au bout du parc : la plage. Longue et blanche et magnifique. J’imagine qu’il doit être très agréable de s’y promener lorsque le vent se calme un peu ce qui, d’après les dires des san franciscains, n’arrive malheureusement pas si souvent.

city-045

city-046
city-047

5. Le Disney Family Museum et le Golden Gate Bridge

Profitez d’une visite au Disney Family Museum, situé au cœur du parc Presidio, pour vous rendre jusqu’au pied du Golden Gate Bridge, voire, si vous vous sentez d’humeur à marcher, à le traverser à pied. Nous ne l’avons pas fait, aussi je ne peux pas vous dire si la promenade y est agréable ou non (je suis sûre que oui).

Le Disney Family Museum était un passage obligé pour moi qui suis mordue d’animation. Il retrace toute la vie de Walt Disney et, à travers elle, toute l’évolution des techniques d’animation. J’y ai passé trois heures, c’est un musée magnifique.

SF-ter-008

SF-ter-004

SF-ter-006

SF-ter-007

6. Fisherman’s Wharf

Évidemment. C’est l’un des points touristiques névralgiques de la ville et vous pourriez, à première vue, avoir envie de fuir. La promenade y est pourtant jolie, les boutiques ont un petit air de fête foraine et on peut y observer les lions de mers qui paressent à longueur d’année sur les pontons du port. Mais j’y reviendrai dans un prochain billet. S’il fait beau, choisissez la tombée du jour pour votre promenade, le coucher de soleil y est superbe et les touristes – je veux dire les autres touristes – moins nombreux à ce moment de la journée.

A Fisherman’s Wharf, vous pouvez aussi prendre le temps de faire un saut au Musée Mécanique. Il se trouve dans un grand hangar et l’entrée est libre. Vous y trouverez une multitude de vieux jeux de fête foraine et d’anciens jeux d’arcade. Ils fonctionnent tous parfaitement et le prix, pour les faire fonctionner, n’excède jamais quelques centimes.

SF-ter-001

city-018
city-019
city-020
fish-1
fish-2

fish-3

7. Market Street

Offrez-vous deux petites heures pour flâner sur Market St. (du côté de l’arrêt Powell St. du Bart, le métro local) : vous atterrirez en plein cour du quartier d’affaires, extrêmement différent, d’un point de vue architectural, du reste de la ville. Vous croiserez aussi, tout le long de votre promenade, une multitude de grandes enseignes. Un bon coin pour le shopping, donc. Prévoyez par exemple cette petite halte avant ou après la visite de Chinatown qui se trouve à quelques blocks de là.

city-039

city-044
city-043
city-041

8. Chinatown

Le quartier est tel que le représentent les photos. Une multitude de bâtiments colorés amusants et des dizaines de boutiques pleines de choses inutiles et financièrement avenantes. Côté gastronomie, je n’ai rien osé tenter, même si le quartier regorge de propositions gourmandes.

Nous avons plutôt opté pour un – excellent – sandwich chez Giordano Brother’s à quelques blocks de là, sur Colombus Avenue. Après cette ballade, vous pouvez d’ailleurs vous rendre à pied à Coit Tower qui ne se trouve pas très loin.

city-003

city-004

city-005

city-006

city-002

9. Le quartier d’Union Street

Que ce soit pour se promener, boire un verre en terrasse ou faire les boutiques, j’ai adoré le quartier qui va de Chestut St. à Union St. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de nous y arrêter très longtemps, mais je suis persuadée que c’est un quartier parfait pour un apréo en terrasse.

Il m’a semblé que, tout comme Mission District, il s’agissait d’un lieu de vie très agréable, le genre de lieu qui nous fait dire qu’on aimerait bien y poser ses valises. Par exemple une bonne adresse pour rechercher un appartement à louer pour la semaine.

city-028

city-026

city-025

city-024

city-027

10. Alcatraz

Et pour finir, ne ratez pas la visite de l’Ile d’Alcatraz. Si Amélie ne me l’avait pas conseillée, je n’aurais même pas cherché à savoir si cela valait le détour, rebutée que je suis par tous les déplacements de masse. Pourtant oui, sans aucun doute, le jeu en vaut la chandelle. La prison est entièrement conservée et l’audio guide qui accompagne la visite est extrêmement bien fichu (n peu comme un jeu de piste), très ludique et riche de dizaines d’anecdotes. Enfin, la vue que l’on a de la ville vaut largement le déplacement.

Alcatraz-001
Alcatraz-006

Le petit carnet d’adresses…

Vous trouverez ci-dessous épinglées sur la cartes toutes les adresses qui ont retenu mon attention : jolis points de vue, restaurants et boutiques… tout ce que j’ai pu noter au cours de ce voyage est consigné ici, il suffit de passer sur les onglets pour découvrir l’adresse. Il y en a une petite cinquantaine en tout, donc vous avez de quoi faire.

À emporter, à consulter

Quelques semaines plutôt chargées, avant de partir en vacances, ne m’ont pas vraiment laissé le loisir de préparer le voyage : je ne suis partie équipée que du Cartoville de la ville, attrapé à la hâte à l’aéroport et jamais décevant. Sur place, j’ai découvert les cartes éditées par Chronicle Books, ma maison d’édition préférée (mon existence consiste essentiellement à chercher un projet éditorial à leur proposer)(j’exagère à peine).

La collection s’appelle « city walks » et je vous la recommande très chaleureusement, en particulier si comme moi, votre façon de visiter une ville consiste à flâner le nez au vent. Sur une face, un trajet vous est proposé et sur l’autre une multitude d’indications : points remarquables, restaurants, points de vue, anecdotes… Ces cartes ne nous ont pas quitté du voyage. Si vous avez des enfants, j’ai vu qu’il existe aussi un jeu de cartes « 50 walks with kids« .

J’avais tout de même eu le temps de repérer avant de partir les magazines en ligne dédiés à a vie de San Francisco. The bold Italic, le site du San Francisco Chronicle, les guides du Daily Candy de Fan Francisco (l’équivalent de notre My Little Paris). Ces magazines en ligne sont parfaits pour repérer les restaurants ou les boutiques qui viennent d’ouvrir, les expos du moment… bref, ce qui fait le quotidien en ville. Enfin, à ne surtout pas négliger, le guide des quartiers de San Francisco édité par Air BnB, particulièrement bien fichu.

Pour trouver son nid

Nous avions réservé un appartement sur AirBnb. Depuis que ce site existe, j’avoue ne même plus envisager la solution « hôtel », toujours plus chère et moins confortable à mon goût. De plus, on en apprend beaucoup, de cette façon, sur les habitudes de vie de ceux à qui l’on emprunte le nid pour quelques jours. Si vous le désirez, je vous communiquerai volontiers l’adresse de Lawrence, l’artiste chez qui nous avons séjourné et dont l’appartement (plutôt dire la maison) se situe dans l’un des quartiers les plus agréables de la ville : Mission District.

Pour se déplacer

La ville est parfaitement équipée en transports en communs : métro, tram, réseau de bus… rien ne manque à l’appel. Tout cela est un peu bordélique (on ne sait pas si tel billet est valable uniquement dans tel réseau de transport ou dans un autre…) mais tout le monde est si accommodant, là bas, qu’il suffira de vous renseigner auprès du chauffeur pour obtenir la réponse à vos questions.

Petite anecdote : si vous prenez le bus, il vous faudra peut-être un peu de temps pour comprendre comment réclamer l’arrêt à la prochaine station. Mais je vous laisse le plaisir de découvrir cette petite particularité par vous-même.

Mais sachez surtout qu’en réalité, vous pouvez faire l’essentiel de vos promenades à pied. San Francisco est une ville relativement petite, finalement.

Pour manger de bonnes choses

Sans Francisco est réputé pour la qualité de sa gastronomie. Je ne peux rien vous dire à propos des restaurants haut de gamme car nous avons fait le plein de finger food dont les san franciscains sont également de grands spécialistes et donc je suis une adepte fervente.

On peut se nourrir vraiment bien pour pas trop cher : ils ont une culture des produits de bonne qualité bien supérieure à la nôtre et, en règle générale, nos sandwichs et autres burgers étaient préparés avec d’excellents ingrédients, ce qui fait selon moi toute la différence. En ce qui me concerne, je me suis régalée. La réputation de la ville, en matière de bons vins, n’est pas usurpée non plus : nous n’avons bu que de bonnes choses.

À rapporter de voyage

En dehors de toutes les petites choses classiques que l’on rapporte facilement des Etats Unis (machins au chocolat, macaronis n’cheese, visites chez les classiques « Forever 21 », « Anthropologie », « Urban outfitters » etc.), San Francisco est LA ville du graphisme. Vous trouverez donc partout des centaines de cartes magnifiques – j’en ai rapporté toute une collection – et plein de petits machins de papeterie qu’on ne trouve pas chez nous.

Si vous en avez l’occasion : rapportez du papier cadeau de la marque Cavallini (en vente notamment chez Paper Store et Paxton Gate). Vous aurez probablement plus envie de les encadrer que de les utiliser pour vos paquets de Noël et, si vous les commandez depuis la France, le transport coûte une fortune.

La collection d’objets sélectionnée par le MoMa local est aussi très réussi et abordable (il y a une boutique à l’aéroport). C’était bien la première fois que j’avais envie d’acheter des trucs au magasin de souvenirs.

Enfin, qui dit graphisme, dit packaging. De ce point de vue, je me suis évanouie de contentement environ tous les deux mètres, dans les rayons du Rainbow Market, le grand supermarché bio qui se trouvait à quelques blocks de l’appartement que nous avions loué : tout, absolument tout est beau. À titre d’exemple, j’ai rapporté dans mes bagages du détergent ménager. Tout cela pour dire que la profusion de packagings d’enfer est de nature à vous faire perdre un peu la tête.

SF-bis-001

SF-bis-003

SF-bis-009

SF-bis-006

SF-bis-002

SF-bis-004

SF-bis-007

J’espère que ce mini guide de la ville vous aura plu. Je n’en ai pas tout à fait fini avec San Francisco, il me reste encore quelques petites riens à partager avec vous, mais l’essentiel est là. A très vite!

,

San-francisco-001

Oui, ça va encore causer voyages par ici : je reviens de San Francisco, le sourire jusqu’aux oreilles et pleine d’une énergie que je n’ai rencontrée nulle part ailleurs. Cette ville devrait être prescrite en comprimés deux fois par an à tout le monde.

Et alors vous avez vu ces maisons démentes! Vous y croyez, vous? Une vraie ville où des gens tout à fait ordinaires habitent des baraques de toutes les couleurs, truffées de petits détails architecturaux tout droit sortis de l’esprit d’un gamin à qui on aurait proposé de dessiner la maison de ses rêves, sans l’avertir que de ce dessin découlerait le paysage d’une ville entière. Seriously?

Le côté « tout est possible » de la plupart des américains que j’ai rencontré est parfaitement illustré dans ces choix d’urbanisation. On croise toutes les couleurs possibles dans les rues de la ville. Généralement, chaque maison est assortie à ses voisines. Quelquefois bien sûr, on passe allègrement la barrière du kisch, mais à tout prendre…

Honnêtement, depuis que je suis rentrée, je me demande bien pourquoi on ne fait pas tous ça, en fait : peindre nos maisons dans toutes les couleurs, leur ajouter les petites conneries décoratives qui nous passent par la tête, peindre ça en doré si ça nous chante, et planter des glycines et des rosiers grimpants au pied des murs, sans oublier bien entendu de faire pousser tout plein de trucs aux balcons… Non, vraiment, pourquoi on ne fait pas ça? Je ne plaisante pas. Tant de quartiers tristes à pleurer y gagneraient tellement, sans déployer pour cela des ressources incroyables.

Parce que le résultat, c’est que tout semble disposé à la joie, là bas. Vous ne trouvez pas qu’on peine à imaginer le malheur ou l’ennui, derrières ces arbres en fleurs, ces portes rose bonbon et ces voitures vert amande? Même la police de caractère utilisée dans les plaques d’immatriculation donne le sourire. On dirait que tout le monde fait front commun contre la tristesse, la nonchalance et la grisaille. Par tous les moyens. Comme si la vie de chacun en dépendait.

Et je sais bien pourquoi tout ça me plait tant : c’est parce que je trouve que c’est vrai. Notre vie dépend de ça, de notre détermination à la rendre belle coûte que coûte. Et aussi parce que je crois que ça ne se fait pas comme ça, que ça nécessite du travail, de la patience, de l’entretient et de l’amour. On a souvent tendance à croire que les choses arrivent, comme ça, par chance ou par miracle et que notre travail consiste essentiellement à apprécier, à être conscient de notre bonne fortune, à remercier le ciel. Mais il y a tout ce qu’on crée, aussi, tout ce pour quoi on passe du temps, ce à quoi on s’acharne et qui nous demande des efforts.

C’est à cela que me font penser les rues de San Francisco, elles m’interrogent : et moi, comment j’y travaille à ma vie?

San-francisco-T3-C1
San-francisco-T3-C2

San-francisco-T2-001

San-francisco-T2-C1
San-francisco-T2-C2

San-francisco-T1-003

San-francisco-T1-C1-L1

San-francisco-T1-C1-L2

San-francisco-T3-001

San-francisco-T1-C2-L1

San-francisco-T1-C2-L2

San-francisco-T1-001

San-francisco-T1-002