Au vert

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Eh oui, quand même, il fallait bien que je vous la montre portée, cette jolie marinière réalisée pour Kookaï. Voilà donc ma tenue fétiche, en ce moment, si c’était possible, je ne m’habillerait que comme ça ces jours-ci.

Le kaki est décidément la nouvelle base de ma penderie et je ne mets plus le nez dehors sans ce merveilleux gilet de grand-père acheté il y a quelques semaines aux ventes privées Chloé. Sans doute ma bonne affaire de l’année. Il embellit à peu près n’importe quoi, fait une robe de chambre idéale le matin au réveil, habille un petit short, dédramatise (comme on dit) une petite robe un peu habillée. C’est mon nouvel amoureux, ce pull.

En fait, ma marinière, je la porte tout le temps, avec tout, une vraie femme sandwich. Heureusement que je l’ai en moult d’exemplaires, je l’aime d’amour (franchement, une aventure pareille qui vous permet d’imaginer vous-même votre basique-hit-vêtement chouchou, quelle chance). Je la porte tout le temps, donc, mais surtout avec des shorts, des pantalons un peu baggys, moins avec des jupes. Sauf avec celle-ci. Cette petite jupe-là, c’est ma préférée, elle vient de chez Joseph, c’est la seule pièce de cette marque que je possède et elle embellit ma penderie depuis des années. À porter, elle est merveilleuse. Je vis dans l’angoisse de l’abimer et rêve de trouver une main habile qui saurait me la refaire en plusieurs exemplaires, dans plusieurs couleurs, ne serait-ce que pour me tranquilliser.

Enfin, ces étranges chaussures, aussi étonnamment confortables que peu stables et que je vois portée par environ une fille sur deux, à Paris. Mais peu importe, l’originalité n’est pas un but en soi. Et pour finir, cette jolie montre ICE Watch dont j’aime tellement le rouge cerise, un cadeau de ma petite maman qui a vu juste en la choisissant.

C’est fou comme quelques bouts de chiffons peuvent suffire à nous rendre joyeux. Bonne journée les amis, j’espère que vous aussi vous avez un beau ciel bleu au dessus de la tête!

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Variation sur le même thème

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Je ne sais pas si vous avez cette manie là, aussi, mais chaque fois que je m’éprends d’un nouveau vêtement, je le porte jusqu’à plus soif. En ce moment, c’est ce pantalon retroussé. Il correspond si bien à mon cahier des charges que si je n’étais pas certaine de finir par m’en lasser, j’en aurais commandé une bonne douzaine afin d’en faire mon uniforme quotidien.

Il est idéal pour traîner chez moi (ou travailler, ce qui d’un point de vue purement vestimentaire revient au même, mon bureau et ma salle à manger faisant chambre commune), parfait pour aller me promener, pas fragile pour un sou et tout simple à féminiser avec une paire de chaussures un peu mignonne. Je voudrais que la vie se résume à une équation aussi simple.

Dernier petit plaisir en date : cette veste crème, trouvée chez American Apparel qui n’est guère encore de saison, mais que j’ai décidé de porter quand même, en prenant soin cependant de ne pas abandonner l’écharpe. J’aime bien, au final, ce mélange saisonnier qui pourrait presque convenir à n’importe quel temps…

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Ps : Je suis allée la semaine dernier rafraîchir mon roux à l’atelier des Elfes mentionné dans les dernières pages du ELLE. C’est un salon de coiffure qui propose des colorations entièrement naturelles. Mes précédentes expérimentations avaient beaucoup abimé les longueurs et mes cheveux avaient besoin de douceur et de brillance. Je vous recommande vraiment ce salon, qui accepte de traiter les cheveux précédemment colorés chimiquement et assure qu’on ne risque rien à passer à nouveau à une coloration chimique si le cœur nous en dit.

PPS : Je découvre aussi un avantage à posséder des cheveux secs : je peux enfin me faire un pompon sur le haut du crâne! Vraiment, j’adore avoir un chou sur la tête et il est la solution parfaite aux – nombreux – jours de bad hair day.

PPPS : Je ne sais pas pourquoi le rouge à lèvres ne sort jamais sur les photos comme en vrai. Là il semble irisé (un rouge à lèvres irisé, non mais ça va pas) et vaguement rosé alors qu’il est juste un peu glossy et plutôt orangé. Pfff.

PPPPS : non rien, c’est tout pour aujourd’hui. Bonne journée les amis!

PPPPPS : Ah si. Donc la veste, c’est Am-App, le pantalon : Zara. L’écharpe et la blouse aussi. Les souliers sont d’une collection Agnès B. pour André d’il y a quelques années. Quand au petit bracelet (dans le diaporama), je l’ai trouvé dans l’adorable boutique Joy qui se trouve rue du roi de Sicile, dans le Marais. Mais je crois que j’en reparlerai un peu plus longuement un autre jour.

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Rencontre avec une fée

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Je ne sais plus qui m’a dit un jour que la timidité était le pire défaut qu’on puisse avoir. En papotant sans fin avec Chrystèle, la délicieuse styliste de l’Atelier d’une fée, je me demandais de combien de bons moments je m’étais ainsi privée, simplement pour ne pas avoir osé provoquer une rencontre avec une personne qui me semble intéressante.

Heureusement, mon travail m’oblige souvent à décrocher mon téléphone, me préservant ainsi d’une régression certaine à l’état de sauvageonne. Pour le Un jour une fille du mois d’avril, l’équipe de Modepass m’a soufflé une liste de noms. Parmi eux se trouvait celui de Chrystèle dont j’admirais le travail silencieusement depuis un bon moment.

Chrystèle, c’est La Fée. J’étais impatiente de voir, bien entendu, le look qu’elle nous aurait concocté, mais j’avais surtout hâte de la rencontrer elle. Parce que vraiment, qui est-on lorsqu’on pense à mettre des manches ballon, des nœuds en satin ou des cols Claudine aux sweet-shirts?

Je pensais qu’on discuterait mode, froufous, vintage et sucettes à la fraise, le feu aux joues et le cœur en émoi d’avoir tant de chose à dire sur les imprimés liberty. Et j’aurais adoré.

Mais les fées ont toujours plus d’un tour dans le sac et au lieu de discuter chiffons, nous avons parlé enfants, des siens et de ceux que j’espère avoir un jour. Famille, ses projets, les miens. Travail : nos rêve, les espoirs qui nous font avancer, les déceptions et les moments de joie. Et c’était encore mieux.

Pendant que nous nous étourdissions à l’étage supérieur du Carrousel de Montmartre – moi surtout, qui manquait de perdre l’équilibre à chaque pas en cherchant le meilleur angle de vue, à contresens de la marche – nous avons parlé de la vie. En fond sonore, la BO du Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Forcément. On se disait que c’était super cliché, mais en vrai, ça nous projetait drôlement bien là où Paris devient le Paris qu’on dessine au coin d’une table et dont on ne conserve que les fondamentaux poétiques qui font de Paris la plus-belle-ville-du-monde.

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Cette histoire de manège, elle nous est venue alors que la séance photo était finie. Ça nous a pris comme ça, comme pour rire. Parce que, sans avoir besoin de se concerter, on savait l’une et l’autre que ce serait notre truc à toutes les deux. S’offrir un tour de manège comme des gosses avec cette grande excuse d’adulte : on avait des photos à faire nous, on ne faisait pas ça pour s’amuser. Alors on s’est offert un tour. Évidemment, après un tour, comme des mômes, on ne voulait plus descendre, alors nous avons acheté un nombre indécent de tickets au monsieur du Carrousel qui riait gentiment en nous regardant faire, avec l’air de nous dire qu’on ne trompait personne.

Et puis le sourire de Chrystèle – qui semble faite, je vous assure, pour vivre sur un carrousel (deux R, un S, je crois que je n’y arriverai jamais) – était vraiment irrésistible. Je me demande bien, d’ailleurs, quel sursaut de raison nous a poussé à décider que cette fois c’était le dernier tour. À mon avis, c’est juste qu’on n’avait plus de liquide.

Et puis on est allé boire une menthe à l’eau dans la première brasserie venue. On a laissé filer le temps et voilà, j’en reviens à cette histoire de timidité : il y a toujours quelque chose d’exceptionnel dans une rencontre, c’est décidément dommage de s’en priver juste parce qu’on n’ose pas en être le déclencheur.

Oh et voilà… de la même façon que nous avons oublié de parler mode, j’oublie de vous donner quelques détails sur sa tenue. La robe de Chrystèle est, évidemment, une de ses créations. Elle la porte avec un tee-shirt blanc tout simple et un gilet parme, trouvé chez H&M. Le petit lapin mignon qui orne le cardigan provient de the french factory. Les chaussures sont des Chloé. Le sac, un doctor bag vintage.

Outch, j’ai été bien bavarde aujourd’hui. Bonne journée la compagnie!