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Les dernières heures des livres?

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Voilà des mois que j’hésite à m’offrir un lecteur de livres électroniques. Sur ce sujet, je suis en butte à toute sorte de sentiments très partagés. Le scepticisme d’abord : mu par le fameux « on ne pourra jamais remplacer le papier ». La curiosité : à quoi ressemble l’encre électronique? Quelles nouvelles habitudes de lecture adoptera-t-on? L’enthousiasme : imaginez tous ces livres aujourd’hui tombés dans le domaine public, accessibles gratuitement! Et bien entendu, une pointe d’angoisse. En ma qualité d’auteur, il m’est difficile de ne pas entrevoir le manque à gagner dans un futur proche en matière de revenus (déjà très faibles, dans l’édition). Et enfin, renouveau d’enthousiasme en pensant à tout ce que cela représente comme possibilités nouvelles pour les auteurs, l’explosion, certainement, de l’auto-édition, par exemple. C’est toujours quelque chose de grisant, d’entrer dans un nouveau cycle.

Lundi matin, j’ai reçu mon nouvel Iphone, lequel dispose – entre autres choses – d’une toute nouvelle application : I-Books qui n’est autre qu’un lecteur de livres électroniques. Après trois jours d’utilisation, quelles que soient les défauts de l’application telle qu’elle se présente aujourd’hui, je suis certaine d’une chose : aussi sûrement que le Mp3 a remplacé le disque, les formats numériques remplaceront les livres (et plus généralement, le papier).

Je ne peux pas dire que cette idée me ravisse totalement, mais je suis convaincue à présent que c’est inéluctable. Je sais aussi que je m’engouffrerai dans cette nouvelle manière d’appréhender le livre et qu’un jour pas si lointain, le papier ne sera plus pour moi que de l’histoire ancienne, laissant seulement une marque nostalgique vive, mais dérisoire. Un peu comme le souvenir de la vie quotidienne avant que n’apparaissent les téléphones portables.

Bien entendu, je suis agacée de devoir lire sur un écran minuscule. La possibilité de paramétrer la taille du texte est, elle aussi, un renoncement au confort : dans une taille de police agréable, l’écran affiche deux phrases par page ; si je tiens à lire de vraies pages, la police est alors trop petite. C’est vrai, on perd le plaisir inexplicable de tourner la page, le parfum du papier. Même si je pense que c’est aussi une question d’habitude et que la légèreté de l’iphone ouvre d’autres portes dans la recherche du confort. Autre constat déplaisant : les livres gratuits n’ont pas, à l’évidence, bénéficié des relectures, ni de l’attention soutenue d’un éditeur et sont truffés de coquilles.

Tout cela est vrai.

Sur la boutique Ibooks, qui regroupe aussi bien des livres payants (au même prix que la version papier, un vrai scandale quand on sait que les prix cumulés de l’impression, du stockage et du transport représentent le plus gros morceau du gâteau dans le coût d’un livre) que des livres gratuits. Mais tout cela est mal organisé, fouillis, confus et je n’ai toujours pas trouvé comment savoir en quelle langue est un livre avant qu’il soit téléchargé (le titre ne parle pas toujours de lui même : Eugénie Grandet reste Eugénie Grandet en anglais).

Cependant, je constate que la lecture d’un bon roman (je suis en train de relire Jane Eyre) dès le moment qu’il vous captive.. vous captive assez pour que vous passiez sans trop de difficulté sur l’inconfort de lecture. D’autant plus que le livre électronique apporte bien d’autres avantages : les signets, la possibilité de les organiser, de surligner un passage, d’ajouter une note. Plus de pages cornées, de texte confus ajouté dans la marge, de trace de crayon de papier. Pour moi, elle presque révolutionnaire, cette simplicité nouvelle dans la prise de notes car contrairement à son équivalent sur papier, elle ne perturbe pas le rythme de la lecture.

Enfin, il me faut avouer que je suis prise de vertige par le volume immense des livres disponibles gratuitement. J’ai beau être directement concernée par la question des droits d’auteurs, je reste persuadée que le livre dans sa forme actuelle est trop cher et que toute possibilité d’en réduire le coût est une excellente chose. Pour ce qui est des ouvrages gratuits, il faut, bien entendu, aimer la littérature classique, mais par chance, c’est mon cas. De ce point de vue, je suis comblée au delà de mes espérances. En quelques jours, j’ai découvert de nombreux sites internet très complets, celui de la BNF en tête, qui permettent de télécharger sans dépenser le moindre sou plus de choses que ce que nous serions capables d’emmagasiner en une vie.

L’inconfort – relatif – de lecture demeure donc le seul véritable frein. Déjà levé par l’arrivée de l’Ipad si j’en crois les divers points de vue entendus. La lecture de bandes dessinées elle-même y est paraît-il, très agréable.

Je m’aperçois que l’arrivée de ce nouveau format, en définitive, m’inquiétait. Comme si la littérature courrait le risque de disparaître avec le papier. Je sentais bien qu’il y avait là une révolution en marche, déjà irréversible, mais j’avais peur d’y perdre trop au change. Je suis heureuse de constater que cette première expérience avec l’Iphone, même si elle demeure imparfaite à bien des égards, me tranquillise immensément.

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62 réflexions sur “Les dernières heures des livres?”

  1. Je sais qu’il ne faut pas dire « fontaine, je ne boirai pas de ton eau » mais pour l’instant, lire des livres sur un écran me semble juste impossible. Je lis essetiellement dans mon lit, j’aime pouvoir plier le livre, lui en faire voir de toute les couleurs…ce que ne m’offrirait pas la rigidité d’un écran… et effectivement, le confort de lecteure est un critère essentiel pour moi. A voir donc…

    1. C’est ça qui est fou, j’avais exactement les mêmes objections que toi jusqu’à lundi et depuis trois jours, je me surprend à bouquiner dans mon lit avec une aisance qui m’étonne moi-même.

      Et encore, je n’ai dans les mains qu’un Iphone, le format n’est donc pas idéal, mais je crois qu’avec un écran plus large, je finirai bien vite par oublier mes anciennes habitudes pour en prendre d’autres. Différentes sans aucun doute, mais peut-être pas moins agréables.

      Mais ce qui est sûr, c’est que j’en suis moi-même toute surprise :)

    2. Je ne pense pas qu’il faille absolument opposer le livre papier et le livre électronique. J’avoue que l’iphone me permet de lire plus souvent qu’auparavant en profitant d’un instant de tranquillité ou d’une petite pause. L’écran est effectivement petit mais on s’y fait et personnellement je commence à l’apprécier au lit, la luminosité de l’écran permettant un confort pas toujours possible avec un bouquin papier sous une lampe de chevet… Autre particularité de la lecture éléctronique, plusieurs livres commencés en parallèle qui restent disponibles à tout moment. Reste le prix des livres qui est abusif et qui devra baisser pour que le concept prenne vraiment.

  2. C’est marrant car je débattais du sujet hier, justement grâce à cette application que j’ai testée dans le train en lisant « le Voyage de Monsieur Perrichon » d’Eugène Labiche, histoire d’être dans le ton (et le bouquin était gratuit ^^) sur mon Ipod touch. Avant de poursuivre, je précise que je suis aussi auteure donc avec une objectivité toute relative ;) J’étais quand même agacée par le mouvement de changement de page qui arrivait bien trop souvent. Cependant, au niveau confort de lecture, c’est pas si mal je dois bien l’avouer. Mais un truc idiot me dérange, je me dis que si tout le monde se met à faire ça, le petit plaisir qui consiste à essayer de deviner ce que les gens lisent dans les transports va s’évanouir et c’est bien dommage.
    Et comme tu le dis, au niveau des livres payants, la pilule est dure à avaler vu que le prix est identique à celui du livre physique. Du coup j’aime encore mieux acheter un « vrai » livre en pensant qu’il a encore une valeur… Mais pour combien de temps ? :(

    1. C’est vrai, Aurélie, je réalise en te lisant que j’ai le même réflexe : à prix équivalent, pas question d’acheter la version électronique.

      Mais je me demande au final, s’il n’y a pas aussi quelque chose de l’ordre du plaisir de posséder quelque chose, qu’on a moins avec le numérique parce qu’il n’a pas de présence matérielle, il ne prend pas d’espace.

      Enfin, pour ce qui est des droits d’auteur, il me semblerait plus logique et plus juste de supprimer la part du coût d’impression etc et relever la part de ceux qui restent pour que ceux-ci ne touchent pas moins d’argent que le peu qu’ils touchent déjà. Car au final, je ne peux m’empêcher de me demander : dans la poche de qui va ce surplus d’argent? Le libraire? L’éditeur? L’auteur?

      1. Tout à fait… Finalement c’est comme les disques, j’ai acheté hier soir sur Itunes l’album de quelqu’un que j’aime beaucoup et dont j’aurais préféré acheter le CD mais il est indisponible ici. Résultat des courses j’ai gravé les fichiers et imprimer le livret pour l’avoir quand même, alors que je pourrais me contenter de brancher mon Ipod à ma chaîne ! Mais ouvrir la pochette, mettre le disque dans le lecteur, ça change tout je trouve. J’ai l’impression de faire un rétropédalage en ce moment à ce niveau-là !
        En ce qui concerne les pourcentages sur les livres numériques, je ne sais pas ce que tu en penses mais à mon avis, celui qui s’en met le moins dans les poches c’est à tous les coups l’auteur ! Enfin, ça dépend, ceux qui vendent énormément savent sans doute négocier ^^.

  3. Je suis de la vieille école et je le resterai encore longtemps à ce sujet. Rien ne remplacera l’odeur du papier, sa texture, tourner les pages, voir la couverture se corner, le marque-ta-page qui dépasse, la tasse posée sur le livre et voir ma petite bibliothèque se remplir de reliures différentes de par leur taille et leur couleur…

  4. Merci pour ces réflexions sur le livre électronique, je me pose moi-même beaucoup de questions à ce sujet parce que je lis beaucoup. Je n’ai jamais testé la version électronique, pour l’instant cela me rebute, exactement comme toi avant de l’essayer. La seule chose que je trouve géniale c’est de pouvoir stocker plein de livres et donc de pouvoir voyager léger.

    Pour le reste, je pense que le toucher me manquerait, pouvoir glisser mes doigts dans les pages pendant que je lis (un vieux tic), l’odeur de l’encre (je renifle mes livres et mes magazines – encore un vieux tic), tout ça. Bref, je résiste !!! Et puis je me dis que l’électronique et le traditionnel peuvent cohabiter, non ?

  5. Ton avis est juste, en fait. Tu aimes le livre, tout en sachant qu’une « révolution est en marche ». Pour ma part, ce phénomène m’attriste un peu. Je fais partie des rares adolescents qui aiment encore la lecture, et qui en apprécient l’enrichissement. Et, ma mère, avec qui je vais toujours m’acheter des livres, a un amour indescriptible pour le papier ! Sa façon de le toucher est la même que celle d’une femme caressant un vêtement. J’ai donc pu aiguiser mon avis sur la qualité, le grain du papier, l’harmonie de la police. Et, top du top, j’ai découvert la Pléïade. COMMENT remplacer ces sublimes livres par un IPad ?
    Je suis pour le changement, parce que, vieux jeu à mon âge, ce serait inquiétant. Mais les livres sont la seule chose à laquelle je reste véritablement accrochée..

    Bref, bonne journée !
    Bises.

  6. Sur « l’ancien » Iphone, j’ai téléchargé une application gratuite (stanza) qui a les mêmes fonctions que la tienne. Je n’ai téléchargé que des livres gratuits et j’ai trouvé ça très bien fait et super fonctionnel. Par contre je n’achèterai pas de livre via cette plateforme j’irai encore chez mon libraire…
    Je ne pense pas que le format papier disparaisse mais je vois les plateformes électroniques plutôt comme un complément.

  7. Personellement, toute une partie du plaisir de la lecture se trouve dans le fait de s’installer dans son jardin et de feuilleter un livre. Je pense que entre la difficulté de lire sur les écrans (ça fatigue les yeux beaucoup plus rapidement) et la perte totale du charme de la lecture, je resterais fidèle à mes paperbacks pendant bien longtemps, technologie ou pas.

  8. autant ça ne m’a fait ni chaud ni froid de délaisser les cd pour les mp3 autant là… certainement parce qu’un livre est un objet physique avant tout (un cd aussi, mais la musique, ça s’écoute :) il est fait pour être régardé

    chaque livre a une « identité »: on se souvient souvent de l’endroit où on l’a acheté, des moments passés à le lire, il est marqué par le temps qui passe – les lectures et relectures, les endroits où on l’a laissé traîner…
    et puis j’adore les bibliothèques pleines de livres qui en disent tellement sur une personne…

    même si je n’ai rien contre le fait de lire sur écran – je passe trop de temps sur internet et sur les blogs pour dire le contraire :) (en plus les écrans des livres électroniques bénéficient d’une technologie particulière il me semble) mais j’aime trop le livre en tant qu’objet pour l’abandonner complètement.

  9. Je n’ai pas encore sauté le pas, amis ça risque de venir… Pourtant je ne suis pas enchantée par le format et lire sur un écran, je pense que ça fatigue plus les yeux (même si je ne l’ai pas encore fait!). Par contre mon amoureux a l’iPad et il lis maintenant tous ses bouquins dessus, y compris les comics. Et je dois dire que le format est idéal! L’écran est super agréable et honnêtement c’est vraiment bien…

  10. J’en parlais lors d’un cours sur l’édition, j’avais moi aussi beaucoup de réserves. Finalement, après test, le livre électronique c’est pour le métro et les vrais livres, c’est à la maison ou lors de voyages, avec une préférence pour les vrais :)

  11. Je dois bien dire que j’ai de très gros à prioris quant à l’arrivée sur le marché des livres électroniques qui vont quelque peut enlever de la magie au plaisir de la lecture… Tout d’abord et d’un point de vue de confort uniquement, je me vois très mal passer plusieurs heures les yeux rivés sur un écran (va-t-il falloir appliquer alors la même méthode que pour les jeux vidéos des enfants : une heure maxi et après stop ?)…
    D’un autre côté, je dois avouer que bien souvent les livres de plusieurs centaines de pages sont assez lourds, et que ce soit allongée dans son lit après sa journée, ou pour emporter en voyage, ils ne sont pas des plus pratiques…
    De plus, si tout le monde peut écrire, publier, vendre ses écrits sans aucune restrictions, bien que ce soit une avancée géniale en matière de liberté d’expression (voulant moi-même être écrivain, j’aurais tort de m’en plaindre), mais la sphère littéraire ne risque-t-elle pas alors de ressembler étrangement à internet, c’est à dire un vaste pot-pourri ou l’on peut trouver autant des choses géniales que de grand n’importe quoi ? Tu me diras, le risque existe aussi dans une librairie, on ne tombe pas forcément sur de bons bouquins, mais…
    Au contraire, on peut aussi se demander si le manque à gagner dans cette opération ne risque pas d’en décourager plus d’un… C’est à voir.
    Merci d’avoir alimenté le débat qui fait rage aussi chez moi, entre fervents de la modernité et nous autres encore attachés au papier et à la bonne odeur du livre qui a du vécu…

    Bises

  12. Je n’ai rien contre la modernité mais le livre électronique est bien le gadget que j’espère ne jamais adopter.

    Même si le livre papier n’est qu’un objet, et que le plaisir de la lecture reste le même quelque soit le support, je n’imagine pas abandonner les livres papier!

    Il y a tant de petits plaisirs liées à la lecture qui ne sont pas envisageable avec un livre électronique: laisser tomber le livre dans le bain, raconter des contes aux enfants, se tordre le cou pour espionner discrètement ce que lit votre voisin dans le train, voir son livre préféré usé et corné par les lectures et relectures intensives, dédicacer un livre avant de l’offrir…

    Si le livre doit devenir une antiquité que deviendront les bibliothèques municipales? des musées?

    Je n’ai rien contre le format numérique, mais je crois qu’il devra coexister avec son collègue de papier, car je ne crois pas que l’on mettra fin à une pratique vieille de plusieurs siècles en quelques années comme pour le passage du cd au mp3.

  13. Hello!
    En ce qui me concerne je n’ai jamais essayé la lecture électronique.
    Sans vouloir passer pour une réfractaire au progrès, je pense que le plaisir de fouiner dans une librairie à la recherche d’une couverture de livre ou d’un titre saillant, de « posséder » un livre, de l’entreposer dans sa bibliothèque, est irremplaçable, et fait que, quoi qu’il arrive, jamais je n’arrêterais d’acheter des livres.
    Cependant, peut-être que pour partir en voyage, le format électronique est plus pratique car on peut emporter un maximum de lecture sans avoir une valise qui pèse une tonne, et dans ces conditions je me laisserai volontiers tenter pas l’expérience.
    En tout cas, j’espère sincèrement que ces livres électroniques vont devenir une alternative au livre papier, mais ne le feront jamais disparaître.
    En tout cas, si c’est comme pour les MP3 et les CD, j’ai entendu quelque part que ceux qui téléchargent le plus (légalement ou pas), sont aussi ceux qui continuent à acheter des CD. Comme quoi, on peut concilier les 2 : par exemple, télécharger un livre et ensuite l’acheter en version papier pour l’offrir ou tout simplement pour avoir le plaisir de le poser dans sa bibiothèque!

  14. Je ne suis pas d’accord avec le fait que les livres soient trop chers : les prix de l’édition n’augmentent certainement pas au même rythme que l’inflation, le livre de poche et les collections du type « serpent à plumes » proposent un énorme choix à moins de 10 euros. Je reste toujours sidérée quand des parents d’élèves refusent de mettre 5 euros pour un livre alors que l’abonnement mensuel de téléphone portable du bambin coûte dix fois plus.
    Après, il y a les livres « gadget » (avec les couvertures en relief et une police géante, je ne cite pas de nom), qui, eux, coûtent vraiment cher pour ce qu’ils sont et qui sont pourtant de gros succès d’édition…

  15. La disparition du support papier puis…. du libraire.
    Je sais de toi que tu es une lectrice, attachée au livre alors ton post, là, il me fait très peur.

  16. Coucou !
    Sur l’iPad, le confort est incroyable… ebooks y est le même que pour l’iPhone et le nombre de livres gratuit est effectivement hallucinant.
    Hier soir, je lisais Candace Bushnell format broché (Carrie Diaries, nul !!!) et pendant ce temps, ma moitié terminait Notre Dame de Paris sur l’iPad… ben oui les deux peuvent cohabiter donc !!!
    C’est magique. Surtout pour moi qui ne suis pas totalement bilingue ;) tu cliques sur un mot et une bulle de dico s’ouvre… tu peux marquer des passages etc.
    Ne boudons pas notre plaisir !
    J’étais très réticente au départ mais devant l’évidence, on s’incline il me semble.
    Et je défie quiconque d’essayer et de ne pas trouver cela… au moins intéressant :)
    Bisous
    Anne

  17. Je suis assez réticente la dessus,car pour moi un livre ça se touche, ça se sent…
    A la limite pour ceux qui voyagent pas mal, avec un ebook ou iphone, ils ont plusieurs livres à disposition, mais sinon j’aime les livres :)

  18. J’ai pour ma part un Kindle, que j’adore (l’iPhone est un peu trop lumineux pour être confortable pour moi), et qui cohabite avec mes très nombreux livres papiers… Je continue à acheter et lire dans les deux formats (électronique et papier) ET à emprunter en bibliothèque : je crois que quand on est accro à la lecture, tout est bon pour lire ! Et pour moi qui ait un mode de vie relativement nomade, l’électronique a un vrai plus : il me facilitera les déménagements futurs… Et m’évitera, en cas de déménagement « majeur », de devoir laisser derrière moi toute une collection (la collection de mes livres d’enfance et de jeune fille, sévèrement « éditée », n’en a pas moins dû rester chez mes parents quand je suis partie pour les États-Unis… Et 4 ans plus tard, je me trouve encore régulièrement frustrée de ne pouvoir consulter tel ou tel vieil ami !)
    – – –
    Ceci-dit je voudrais revenir sur la question des droits d’auteur. Je pense que les très petits vendeurs et les très gros vendeurs peuvent se faire du souci, en effet (les premiers pour des questions de… vente, les seconds du manque à gagner dû au piratage), mais pour les auteurs ayant une petite reconnaissance, le format électronique en auto-publication peut en fait représenter des revenus plus importants. Une écrivain spécialisée en fantasy (désolée, je ne me souviens plus du nom) avait fait un article sur le sujet — son contrat d’édition ne couvrant que les versions papiers, elle a refusé de laisser son éditeur s’occuper aussi de l’électronique, car elle n’est pas d’accord avec les prix imposés (autour de $10 ici, moins un scandale qu’en France… Tout le monde de l’édition en pleurniche). Elle publie donc ses livres elle-même avec l’aide d’un correcteur-relecteur freelance, autour de $4 (elle a testé plusieurs prix, celui-ci « vend » le plus) et à ce prix, une fois payé tous ses frais, chaque livre lui rapporte PLUS qu’à $10 en passant par l’éditeur qui se prend une si belle marge… Sans compter, donc, qu’elle en vend bien plus. Au point qu’aujourd’hui elle vit mieux de ses royalties électroniques que papier…
    Bien sûr dans son cas, le fait d’avoir déjà une petite notoriété grâce à l’édition classique aide, mais de nos jours beaucoup d’auteurs savent aussi se créer une visibilité avec des blogs, etc. Tout ça pour dire que si les livres électroniques mettent un coup de pied dans la fourmilière en ré-équilibrant les rapports vers les auteurs et les lecteurs, je ne peux pas dire que cela me chagrinerait, car je n’ai pas une énorme sympathie pour le petit monde de l’édition et pour leur « droit » régalien à se nourrir sur la bête.
    Sujet qui me passionne, je me tais !

  19. Merci, pour vos commentaires, je suis heureuse de voir que vous réagissez à cet article. Le sujet me passionne et c’est très agréable de pouvoir échanger là dessus, lire votre opinion, vos réticences essentiellement, vos craintes. Je vous remercie, vraiment.

    Plus je lis vos commentaires, plus je réalise, en ce qui me concerne que cette petite expérience de quelques jours m’a permit de comprendre que j’étais moins attachée que je ne l’imaginais à ces rituels de lecture (le parfum si savoureux du papier, le plaisir de tourner les pages, de voir un livre prendre vie sous l’assaut des lectures répétées…). Finalement, je me demande si le plaisir de la lecture – attention, je ne parle que pour moi – ne se suffit pas à lui même… Et de toute façon, je crois qu’il sera intéressant de lire les avis des uns et des autres dans quelques années, lorsque ces outils se seront réellement démocratisés.

    D’autant qu’en y réfléchissant ce matin, je vois de nombreux autres avantages aux livres électroniques : les livres de classe, par exemple. Il me semble qu’il y a là une économie potentielle de taille, pour les élèves, non?

    Plus particulièrement.

    @Célie : Comme toi, je ne peux m’empêcher de me poser la question de l’appauvrissement, si chacun peut publier ses livres comme il le souhaite. D’un autre côté, je trouve que le monde de la musique (encore cette comparaison) est aujourd’hui très riche, plus libre peut-être qu’il y a quelques années. Plus difficile aussi sans doute (s’il y a des musicien dans la salle, leur avis serait intéressant). Et je crois qu’on peut aussi imaginer des sites dont la mission serait de sélectionner les pépites entrevues ici et là, les mettre en valeur, pourquoi pas assurer leur promotion en échange d’un pourcentage sur les ventes. On peut aussi très bien imaginer l’apparition de nouveaux métiers, des éditeurs travaillant en free-lance pour des auteurs divers… Il me semble que plein de portes ne demandent qu’à être ouvertes.

    @Anonyme (à propos des livres trop chers) : Oui, bien entendu, tu as raison, de nombreux livres le sont à des prix abordables. Mais en tant que lectrice, 15 ou 20 euros dans un roman, cela me semble très cher (à raison ne serait-ce que d’un roman par semaine, cela devient vite un vrai budget, même en panachant avec des livres d empoche). Par contre, je suis entièrement d’accord quand tu soulignes le prix qu’on n’hésite pas à mettre dans un abonnement téléphonique alors qu’on reste regardant sur le prix d’un livre de poche.

    @Eliabar : Attention, je n’ai pas dit que je me réjouissais de tout cela. Simplement que cela m’est apparu comme une évidence : qu’on le veuille ou non, c’est ce qui va arriver. D’ici dix ou vingt ans, je suis prête à parier que tout le monde aura adopté cette formule : nos enfants auront grandi avec et certains livres ne seront sans doute plus édités que via ce format. Je crois que de gré ou de force on y viendra.

    En discutant avec des auteurs, des éditeurs ou des libraires, j’ai d’ailleurs un peu de mal à comprendre notre attentisme à tous devant ce virage qui se prépare. Je veux dire par là que nous avons l’exemple de la musique sous les yeux. Il me semble que personne ne cherche à en tirer parti ou à voir comment ce même virage pourrait s’appliquer au mieux dans le monde du livre. Un peu comme si un ouragan arrivait et qu’on restait les bras ballant à attendre de voir ce qui va se passer. Et pour ce qui est de l’avenir du libraire, bien entendu, je vois en quoi cela est préoccupant. D’un autre côté, les FNAC et autres Virgin ont déjà un pouvoir considérable et je ne peux pas dire que leur valeur ajoutée soit toujours évidente. La preuve : je n’hésite pas à commander mes livres sur Amazon. Ce qui revient, dans la démarche, à télécharger un livre. Mais je suis d’accord, c’est préoccupant.

    @Charlotte : Merci mille fois pour avoir pris la peine de laisser ce long commentaire. Ce sujet, moi aussi, me passionne :) C’est une histoire dont jamais entendu parler, mais je suis heureuse d’avoir pu lire cela plus en détail. Comme toi, je vois d’un bon oeil ce coup de pied dans la fourmilière qui, s’il n’est pas sans risque pour les différents acteurs du livre, peut aussi avoir des conséquence bénéfiques pour les uns et les autres. Notamment un équilibrage plus juste des bénéfices.

  20. pinkyfromNY

    Intéressant de connaitre le point de vu d’une professionnelle, mais je reste encore partagée,j’aime le rapport avec le papier l’odeur de l’encre etc… et en même temps je me dis que pour moi et pour tant d’autre qui passons une bonne partie de notre temps dans les transports en commun, se balader avec son roman est parfois un peu encombrant, alors s’il ont peut rassembler téléphone portable/appareil photo/ camera/ dictaphone/agenda/ etc… et livre pourquoi pas??? A voir.

    Merci pour nous faire partager tes expériences et impressions!

    Bonne fin journée caniculaire!

  21. En tant que lectrice de blogs, je peux te dire que nous passons du temps chaque jour à lire sur support numérique ;-)
    La démarche est déjà bien engagée!

    BiZ
    Caro – bl@ggeuse from Geneva

  22. Comme ça, honnêtement je ne pensais pas qu’un jour, le livre serait remplacé et aurait défendu cette théorie. Mais après ta référence aux Mp3, je dois avouer que j’ai flanché. Oui, c’est vrai, je suppose que nos parents ne se doutaient pas un seul instant que le disque soit un jour remplacé et pourtant… Maintenant tout se télécharge et les disques sont sans doute moins vendus mais toujours existants. Donc je pense, que les livres seront en effet remplacés par ces « applications » (et encore, pour le moment, c’est seulement ceux qui possèdent un ipod, je pense) mais les livres ne disparaitrons pas. Et puis, cela procure une toute autre joie d’ouvrir un livre neuf ou ancien et de sentir les pages fraîchement imprimées ou vécues. Donc ça c’est mon point de vue, pour le moment, je défends clairement les livres.
    Bisous à toi ?

  23. Et je voudrais ajouter (sorry les gars) que j’ai été élevée dans le technologie, dans la modernité, etc. Et que, je suis une ado. Logiquement je devrais me réjouir, parce que c’est vrai; pas de place, économies, écologique (aussi, finalement?), et j’en passe. Oui peut-être que la lecture se suffit à elle-même. Mais moi perso, j’aime bien avoir un tas de fouillis quelconque dans mon sac, plusieurs livres, même gros, j’adapte mon sac. J’aime bien tous ces trucs de filles et ces manies débiles. Mais voilà, peut-être me disais-je que ce serait bien un avis d’une plus jeune et avec, sans doute, moins d’expérience en la vie réelle.
    Ah oui, j’achète toujours des disques, et des livres. Même si je lis vos blogs tous les jours (support numérique, donc), je n’ai pas la même sensation que lire une lettre ou un livre, etc.
    Donc voilà, je pense avoir bel et bien fini :)

  24. Finalement, le fait de lire sur un objet électronique a un côté économique ET écologique ; on consomme moins de papier et les livres sont amenés à être moins chers. Mais je me demande si le livre papier arrivera à être remplacé : comme c’est dit dans l’article on n’aura plus la satisfaction de tourner les pages !!

    1. Tout de même, je crois que nous avons encore du temps devant nous avant que les choses changent en profondeur. Et les libraires seront peut-être à l’avenir d’avantage des conseillers, des dénicheurs de pépites, je ne crois pas nécessairement à la disparition des différents métiers du livres.

      A une transformation en profondeur, pas contre, je crois qu’on ne pourra y échapper, ni les uns ni les autres.

      Et je crois aussi que cela peut se faire dans plus de sérénité dans la mesure où le disque a déjà fait place nette et il y a probablement beaucoup d’enseignement à tirer de leur expérience.

      Mais c’est sûr, nos enfants, eux, seront élevés à la lecture électronique (ne serait-ce que dans les écoles où je crois que de nombreux ouvrages sont numérisés), ils auront une autre approche que nous, « le plaisir de tourner les pages » je crois qu’il verront ça comme un truc de vieux parce qu’ils auront adopté de nouveaux comportements, de nouveaux rituels…

  25. Quelle est la différence entre un IPhone 3G+ et 4 ? quelles sont les autres nouveautés a part la forme et cette application qui pardonne moi me rend furieuse

    1. Eh bien, je ne pourrai pas te renseigner beaucoup, j’ai pris l’Iphone 4 parce que mon ancien Iphone était devenu très, très lent et qu’il menaçait de perdre la boule. Le nouveau est rapide et aussi fonctionnel que l’autre. Et l’appareil photo est bien meilleur. Le reste ce ne sont à mon sens que des gadgets.

      Mais sinon, je serais très curieuse de savoir ce qui te rend furieuse dans l’application Ibooks?

  26. Et à la plage, tu vas sortir ton ipad et le flinguer avec le sable ou t’abimer les yeux avec le soleil ?

    1. Encore une fois, je ne voulais pas parler d’une inclination personnelle. Seulement dire que j’avais réalisé en faisant l’expérience du livre électronique que ça allait devenir la norme, qu’on le veuille ou non.

      Je suis d’accord, moi aussi je préfère le papier. Mais si je me fais l’avocat du diable : les encres numériques des lecteurs de livres électroniques sont très douce pour les yeux et supportent très bien la lecture au soleil. Quand au sable, je crois qu’on peut déjà imaginer des solutions : coque protectrice etc…

  27. Et j’ajoute que si je m’informe désormais sur Internet et n’achètes presque plus de journeaux (quelques magazines encore), si j’ai, non sans pincement au coeur, délaissé mon Filofax pour mon Iphone, j’ai toujours au fond de mon sac un petit carnet où je note ce qui me passe dans la tête (non, les applications pour iphone ne me comblent pas du tout) et je crois qu’il y aura toujours aussi un bouquin pas loin de moi…

  28. dommage… lire un livre en papier est un acte fort, il faut résister à cette facilité de l’écran ephémère, lié à l’électricité… pense donc aux bibliothèques, aux librairies, au livre hérité de ta grand-mère, son nom annoté en une belle calligraphie, aux ex-libris, aux relieurs, aux restaurateurs de papiers, aux enlumineures… Ce monde électronique est d’une uniformité et d’un manque d’originalité qui appauvrissent nos sens… dommage… (à relire: Sur la lecture, de Proust, dans la jolie édition d’ACtes Sud)

    1. En fait, je suis d’accord et pas d’accord avec ce que tu dis. Oui, lire est un acte fort et le papier est un héritage de plusieurs siècles. C’est important. Et c’est quelque chose que, comme vous, je regretterai. Mon propos n’était pas forcément de défendre le livre électronique, mais de montrer qu’on y arrivait, bon gré mal gré. Que c’était ça le sens des choses.

      Mais en fait, je suis surprise de voir que la plupart des personnes réticentes au livre électronique ne mentionnent jamais ce qui est le plus important dans un livre : la pensée qui y est véhiculée, la science qu’elle diffuse, la beauté qu’elle répand. Rien de tout cela n’est amoindri ou diminué par la lecture informatique. Et c’est tout de même ce qui est primordial dans la lecture.

      J’imagine qu’en son temps, l’apparition de l’imprimerie a généré les mêmes remarques : rien ne vaudra jamais la copie manuscrite, la reliure de cuir dorée au pinceau… Heureusement pour nous que les choses ont évolué, non? Je suis heureuse de pouvoir me procurer facilement tous les livres que j’ai envie de lire. Il me semble plus important d’avoir accès à un savoir / une oeuvre d’art qu’à du papier doré sur tranche, même si je n’en nie pas l’exquise beauté.

      1. Il ne s’agit pas de discuter le contenu du livre puisque celui-ci ne change pas… Mais bien tout ce que provoque le livre comme un objet unique, à transmettre; cela n’est pas une attitude passéiste mais bien une prise de position: l’e-book est uniforme, efface les bibliothèques, les librairies, tout ce qui est lié au livre en tant qu’objet qui a du sens… Et n’oublie pas ce qui est arrivé l’année dernière, amazon a fait disparaître du jour au lendemain et sans préambule, 1984 de Goerges Orwell, du kindle de ses lecteurs (et qui croyaient être propriétaires…). On ne possède pas le livre quand on a un kindle, on est dans un espace éphémère… Pour les curieux, il est intéressant de parler aux bibliothécaires de Beaubourg qui on des positions, fondées sur la pratique, tout à fait étonnante… Il est bon parfois de reconnaître qu’une certaine technologie est déshumanisante…

  29. Tout comme Bavardises, je ne peux pas dire « fontaine, je ne boirais pas de ton eau » mais pour l’instant je suis trop attachée à mes livres de poche. L’idée même de devoir encore allumer un écran pour lire, même en pleine nature au milieu des pissenlits, alors que souvent je suis bien contente de partir lire dans les champs pour me déconnecter du monde, du portable et de l’ordi, ça me chagrine un peu.

  30. En plus, j’ai peur de nous voir tous dépendants de nos ordi et Iphone pour la moindre chose.

    Vous croyez que ce sera révolutionnaire, un jour, de lire un livre sorti d’une imprimerie ? :-)

  31. J’aime bien ton article, ta réaction ressemble beaucoup à la mienne. Reste que je pense que j’aurai toujours un livre dans mon sac, mais ma bibliothèque dans mon i pad également !

  32. En tant que libraire au sein d’une chaîne de librairies indé à Paris, je ne peux qu’espérer que le livre ne disparaisse pas, sinon ben j’ai plus de boulot héhé…
    à vrai dire je ne suis pas une grande engagée non plus pour le milieu dans lequel je bosse, mais c’est vrai que ça me chagrine un peu de voir débarquer le livre numérique. Pour moi la bibliothèque de quelqu’un est comme son reflet, et un livre est plus qu’un contenu, c’est un objet, et pour certains une forme de reconnaissance sociale.
    Mais le métier devra s’adapter évidemment, au risque d’y perdre plus que des plumes, comme c’est arrivé à l’industrie du disque! J’espère tout de même que la fin du livre n’est pas pour demain, je le souhaite vivement!

    Pour l’E-book, l’ayant testé, la lecture est plutôt agréable, ce n’est pas du tout un écran comme les autres mais c’est un peu comme les jouets remplis de sable quand on était petites, sur lesquels on faisait des lignes grises en tournant 2 boutons. Et puis quand comme moi, il faut se pencher sur une rentrée littéraire pendant les vacances, c’est plus facile d’avoir 100 livres sur son e-book que dans sa valise!
    Le revers de la médaille, c’est qu’on a constaté entre collègues, qu’il ne restait pas grand chose du contenu de nos lectures avec un e-book. Enfin, je déteste le fait de ne pas trop savoir où j’en suis dans un livre, puisque le nombre de pages varie suivant la taille de la police, c’est un peu déroutant.

    bises

  33. Je te comprends! Mais cela dit, pour les gens qui ont de gros problèmes de vision, c’est genial! On en a offert un à ma grand mère qui a une macula degenerative, et peut maintenant un peu relire. Il ya de bons comme de mauvais côtés. ;)

  34. Mon bac écrit d’espagnol était justement sur les livres électroniques. Dans une des deux expressions qu’il fallait faire, il fallait donner son avis face à cette nouveauté. Je suis totalement contre, la valeur sentimental des livres disparaitrait et c’est inimaginable. Avoir un livre entre les mains, sentir leur odeur particulière, aller à la bibliothèque, flâner dans une vieille librairie.. tout ça ne peut pas se perdre, ou plutôt, tout ça NE DOIT PAS se perdre..

    Bise, Mallory.

  35. Personnellement, j’approuve cette technologie ne serait-ce que parce que ça allègera mon sac déjà très lourd sans livres…

    Mais j’espère que ça ne signifiera pas la disparition de livres magnifiques tel que les livres de l’édition La Pléiade, ainsi que les livres contenant des illustrations, etc.

    Je crois que mon idéal ca serait qu’à l’achat d’un livre, on nous offre sa version électronique grâce à un code ou quelque chose comme ça… Mais je dois être utopiste sur cette idée-là…

  36. J’ai lu l’article et les commentaires avec attention, mais je reste franchement sceptique sur ce point. Parler de changement « inéluctable » ou de révolution me parait un peu excessif. Je n’ai pas vraiment l’impression en ce qui me concerne que cette pratique soit en train de rentrer dans les moeurs. D’ailleurs ce qui me gêne est plutôt l’idée d’une lecture qui devienne superficielle : en effet je trouve très difficile de lire un texte sur un écran autrement qu’en diagonale, alors y lire un livre entier… ! (pourtant j’ai 17 ans, je lis beaucoup de blogs) Quand à parler de la totale disparition des livres papier cela m’étonnerait beaucoup. Sans doute y aura-t-il une évolution, peut-être le livre papier sera-t-il un luxe. Peut-être seules les belles éditions subsisteront-elles, au détriment des poches qui seront lus sur écran… (d’ailleurs cela ne serait sans doute pas plus mal). Mais honnêtement, leur totale disparition me parait ausssi improbable que par exemple celle de l’illustration tradi ou de ll’animation en stop motion au profit de l’art numérique…

  37. Mais cela ne remplacera jamais l’odeur de vieux papier, le plaisir de tourner des pages jaunies par le temps et toutes ces petites choses qui font que l’on aime les livres …^-~

  38. tout ceic me fait peur. J’aodre les livres papier et j’ai vriament beaucoup de mal à passer ma journée sur un écran. Mais as-tu essayé de lire un livre que tu ne connais pas? Est-ce aussi facile que pour un classique que tu adores? ta réponse m’intéresse…

  39. Je suis plutôt réfractaire aussi. Mais pour le moment je n’ai pas testé.

    J’aime tellement balader mon livre dans mon sac, le poser sur la table de nuit. Et puis mes marques pages. Et puis les prêter aux copines. Et traverser les rayons de la fnac ou de cultura a la recherche de la couverture qui m’attire.

    L’avenir nous dira si je deviendrais une adepte ou pas, mais lire sur un écran ça me gêne un peu.

  40. C’est étrange, moi c’est ton post qui me fait peur, ta façon d’affirmer que le numérique remplacera la papier… On croirait entendre une vieille, pourtant je n’ai que 15 ans. A mon dernier anniversaire, mon frère m’a offert un jeu DS pour lire des livres. Je l’ai essayé, c’est confortable, il n’y que des classiques mais des bons, on peut même insérer un marque-page… et pourtant je ne peux tout simplement pas me résoudre à lire là-dessus. J’y perds tout le plaisir que j’éprouve en lisant, l’odeur des pages, la joie de tenir un livre qui est passé entre tant de mains… Alors moi je le dis clair et net : j’espère vraiment que les livres sur papier ne disparaitront pas parce que je ne m’y ferais vraiment pas!

  41. il est vrai que le livre numerique apporte un changement indeniable dans nos habitudes de lecture, plus pratique, plus léger et un vaste choix d’oeuvres libres de droit donc gratuite. Je trouve la comparaison avec le monde du disque/mp3 intéressante mais je ne crois pas que les choses vont évoluer de la même manière pour l’édition. En fait tout ceci me fait penser aux grands débats sur le cinéma et la télévision lorsque cette dernière a commençé a diffuser des films. On a alors pensé que ce serait là la fin des cinémas qui viendraient peu à peu à disparaitre. Force est de constater que tel n’est pas le cas aujourd’hui. En ce qui concerne les livres, le fond est parfois aussi important que la forme, par exemple les livres de la pleiade avec leur papier si particulier, leur reliure ou bien encore les livres d’art. Evidemment ce sont là des exemples assez particuliers mais je crois qu’il est très probable de voir les versions électronique et papier cohabiter, après tout est il nécessaire d’abattre des arbres pour publier le dernier Candace Bushnell oeuvre littéraire s’il en est ?…mais bon l’avenir nous le dira !

  42. J’arrive après la bataille, mais non, rien à faire, je ne m’y ferais pas… Je ne suis pas contre le progrès et si certaines personnes peuvent se mettre à lire grâce à ça, alors tant mieux! Mais je ne crois pas à l’uniformisation du livre électronique… Tout d’abord, l’accès aux Smartphones est très urbain tandis que la littérature est partout. Vous me direz, il existe bien entendu des e-books mais à quel prix! Comme toute chose, son prix baissera… Bref, je m’emmêle mais je n’y crois pas. Et plus que tout, je n’y céderais pas! Rituel ou pas rituel, il s’agit de déconnecter. On travaille déjà, pour la majeure partie d’entre nous, devant un ordinateur, un écran ou sur nos portables alors comment voulez-vous réussir à totalement déconnecter si, même nos moments de lecture/détente se passe par l’intermédiaire d’un énième écran? Non, non, non, vous ne m’aurez pas, je résisterais, peut-être seule, mais tranquillement assise sur mon canapé, une tasse à la main, mon livre en papier dans l’autre, me laissant emmener vers un autre univers… ;-)
    Quant au prix, au rythme auquel je lis, il me faudrait être Mme de Bettencourt pour pouvoir m’acheter des livres neufs, mais il existe moults magasins où pour 1 ou 2€, on s’achète même les nouveautés du mois. Certes, ils ont déjà été lus, mais j’aime l’idée de leur offrir une seconde vie…
    Bonne lecture les z’amies!

  43. Mon amour d’amoureux m’a offert en guise de cadeau ce Noël le précieux bijou d’Amazon USA : le Kindle. Je l’ai (très facilement) mis en marche il y a à peine quelques jours et l’excitation m’a poussée à acheter un bouquin tout de suite après activation. Moi qui suis plutôt lente à la lecture, j’ai presque atteint la moitié de mon livre (qui est, je le précise, d’un volume tout à fait normal, comprenez environ 250/300 pages.).

    Les avantages sont infinis : le poids de l’appareil léger comme une plume, la qualité visuelle de l’écran qui simule à la perfection l’effet papier journal (sans les couleurs qui ne devraient plus tarder !), le fait de pouvoir surligner des passages et les poster ensuite (sur Facebook, par exemple), taper ses annotations comme on le ferait sur un vrai livre, mais de manière plus propre et plus rapide, le fait de pouvoir naviguer dans l’online store et choisir quels ouvrages nous intéressent (thrillers, biographies & mémoires…), lire un extrait du livre (certains font facilement 25 pages !) avant de l’acheter (à un prix parfois nettement moins élevé que pour le livre papier) et de le télécharger en moins de 60 secondes chrono en main ! Le fait de pouvoir profiter des livres « for free » et de pouvoir stocker près de 3500 ouvrages dans sa bibliothèque personnelle. Enfin, et juste parce qu’il faut bien terminer la liste quelque part, j’ajouterai, pour les personnes qui voyagent souvent et très loin, l’incroyable plaisir de pouvoir embarquer tous ses livres avec soi, sans se soucier du poids ni de la place qu’ils risquent de prendre dans les valises !!!

    Bref, même si j’aime et j’aimerai toujours le fait de pouvoir saisir un livre sur une étagère, le sentir, le feuilleter et le travailler de mes mains durant la lecture, ce petit bijou est une alternative absolument géniale que je vous conseille vivement !

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