Dreams come true

Hier soir, quelques secondes avant d’éteindre mon ordinateur, j’ai reçu un mail de L. C’est une amie d’enfance, L. Une rencontre qui ne date pas d’hier, qui avait commencé à la sortie de la messe quand elle était venue me demander tout simplement « est-ce que tu veux être mon amie ». Décontenancée par sa question, par politesse ou pour tromper le malaise, j’avais répondu « oui ». S’en est suivie une immense amitié durant de longues années qui, comme beaucoup d’amitiés de jeunesse, s’est bêtement étiolée un peu avant d’entrer à l’université. On s’envoie des nouvelles de loin en loin, on ne se connaît plus vraiment et en même temps je crois qu’on se connaît jusqu’au fond de l’âme. On ne se côtoie plus, pourtant, elle fait partie de ma vie.

Hier soir, le message contenait des photos… de sa fille. Je savais qu’elle l’attendait, mais c’est tout de même quelque chose, lorsqu’on s’est connues enfant de voir ainsi une nouvelle vie prendre le relai.

Comme cela se produit souvent, en pareille circonstance, j’ai parcouru en pensée tout le chemin parcouru depuis le temps que nous nous connaissons. Et parmi les souvenirs, il y avait nos rêves : elle voulait devenir océanologue, et moi écrire des livres. Nous sommes aujourd’hui toutes les deux là où nos rêves nous ont conduites. Avec tout ce que cela comporte de difficile et de réel, de trivial. Mais nous y sommes. J’ai alors pensé à mes autres amies de toujours. Nous avons toutes un pied dans le lit de ces rêves que nous bâtissions enfants sans douter une seconde que l’avenir s’annonçait radieux. Toutes. Je n’avais jamais réfléchi à cela avant ce soir.

Alors je voulais juste vous dire ça, en particulier à vous les jeunettes qui passez de temps en temps sur ce blog – et je sais que vous êtes quelques unes : les rêves deviennent réalité.

Ces rêves que vous formez sans y penser, choyez les, aimez-les, autorisez-vous à les prendre au sérieux, ayez confiance en eux, même s’ils vous paraissent un peu fous. Si vous ne croyez pas en vous, croyez en eux. On ne sait jamais, c’est peut-être ça le secret.

Crédit photo : Dream de francesca-jane

47 réflexions sur “Dreams come true”

  1. Ta dernière phrase est très jolie, j’aime beaucoup ta réflexion sur cet article. Mais ce que j’aime surtout, c’est ce qui t’est arrivé hier soir : apprendre qu’une amie d’enfance est devenue maman. Ca m’est arrivé il y a 1 an, et pourtant on est très jeunes (21 et 22 ans). Ma meilleure amie est devenue maman. Aussitôt, nos souvenirs du collège me sont revenus en tête: nos amourettes d’adolescentes, nos après-midi à refaire le monde. Tout ça, c’est bel et bien fini. C’est une nouvelle page qui commence. Ca fait bizarre!

    Mel

  2. Félicitations à ton amie pour la naissance de sa fille, c’est vrai que c’est magique ces petits bébés qui arrivent soudain dans notre cercle amical…

    Oui les rêves se réalisent. C’est souvent du travail, beaucoup de travail, quelques efforts, des soucis. Mais quelle satisfaction lorsqu’on se dit « mon dieu, je viens de réaliser un rêve ».
    Tellement incroyable qu’on ose à peine y croire.

  3. Je suis totalement subjuguée. Ton « texte » est magnifique, surtout le dernier paragraphe qui m’a complètement et totalement émue. Je ne sais trop pourquoi à vrai dire. Mais merci, en tous cas.

  4. Quel joli billet! Oh oui, choyer ses rêves de jeunesse, c’est l’une des choseslesplus importantes, parce que parfois, avec de la chance et un peu de boulot ça se realise. Ah les rêves, c’est important!
    Moi je n’ai pas beaucoup d’amies mamans, peut être une ou deux, il faut dire que j’ai eu la mienne très tôt, mais ça doit en effet faire assez bizarre..

  5. J’admire ton optimisme (et ta plume ;))
    C’est un beau moment de la vie et les émotions sont parfois impalpables, tu arrives à les mettre en mots, ton rêve est devenu réel alors… bravo !
    Croire aux rêves, s’y accrocher, je ne suis pas contre.
    Mais attention tout de même à ne pas croire un peu trop aux cauchemars par la même occasion…
    Sweet Dreams Baby ;)
    Anne

  6. Cet article me donne le sourire. Je suis encore jeune (22ans), je ne sais pas si tu me considères comme une jeunette ou si je suis déjà de l’autre coté. :)

    Quoi qu’il en soit, j’essaye de rendre mes rêves d’enfance réel. J’essaye et je crois que depuis quelque temps, ils commencent à éclore. Mes deux rêves de petites filles sont d’écrire (comme toi) et de voyager (notamment de connaitre la culture espagnole). Je viens de vivre/étudier un an en Espagne. Puis, j’ai réussi un concours d’entrée pour un master pro assez sélectif tourné dans l’écriture sur le web. Et cette formation, rien que d’y penser, cela me donne des ailes.

    Alors, j’y crois, j’y crois, j’y crois.

  7. C’est avec un immense plaisir que j’ai encore lu ce « récit »ce matin… Le rayon de soleil de ma journée.
    Continuez ainsi, c’est un vrai plaisir de vous lire.
    Bien à vous.

    Chonchon

  8. Ton récit m’a beaucoup touché, j’en ai eu les larmes aux yeux. Tu as réussi à retranscrire tout l’émotion qui t’as submergé ce jour là, c’est une très belle histoire. J’espère qu’il m’en arrivera une semblable un jour, car l’université à déjà commencé à m’éloigner de mes meilleures amies…

    Bisous Bisous.

  9. merci pour la beauté de ton post
    on oublie souvent la part de nos rêves d’enfant que l’on réalise jour après jour… et il faut il penser régulièrement
    mon regret de l’enfance c’est justement cette simplicité dans les amitiés : dommage qu’adulte quand l’âme de quelqu’un nous enchante qu’on ne puisse plus aller le/la voir tout simplement et lui dire « tu veux bien être mon ami(e)? »

  10. très bel article ! de mon côté, je n’ai malheureusement pas réalisé mes rêves d’enfants, qui étaient un peu trop fous sans doute (devenir comédienne et écrivain), mais je me dis que j’ai réalisé pas mal d’autres choses que je n’aurais pas cru possibles… on va dire que ça équilibre la balance :) très belle journée à toi !

  11. Anne-So, encore une fois, merci de partager ces jolies pensées avec nous! sourit
    Quand j’étais petite, j’aspirais à des dizaines de métiers. Je voulais devenir ambulancière pour rouler librement à Genève ou encore fermière pour manger plus d’oeufs à la coque les matins. Bref, j’ai toujours vagabondé entre mille idées mais plus concrètement, j’ai un petit rêve qui me trotte dans la tête depuis des années et espère pouvoir un jour le réaliser comme toi.

  12. Hmm, un bien bel article…

    Je fais partis de ces « jeunettes » qui viennent te lire quelques fois, alors je vais prendre ton conseil…
    J’ai des rêves plein la tête. Tous ne se sont pas encore réalisé, bien heureusement. J’espère avoir toute la vie pour le faire.

    Pour l’instant je suis bien contente du chemin que je prends..
    Et encore plus de voir que mes amis de longues date le prenne avec moi…

    Merci pour cet article ^^

  13. j’étais en train de travailler,
    de m’énerver contre un énième client,
    de me dire que mon métier n’a aucun sens

    je suis venu « chez toi » pour me changer les idées, et me voila bouleversée en réalité

    je suis dans une sorte d’entre-deux,
    la période ou je ne fais plus partie des « jeunettes » et celle ou je ne veux pas encore totalement être une « vraie » adulte

    comme toi, ma plus vieille, ma plus tendre amie, on se connait depuis qu’on a 6ans, va être maman,
    elle a beau m’en parler, m’envoyer des photos d’elle enceinte, je n’arrive toujours pas à réaliser…
    je nous revois « draguer » ces jumeaux à la sortie d’un bar, juste pour rigoler, parce qu’on trouvait ça drole de sortir avec des jumeaux !
    le mien, ça n’a pas duré, mais le sien elle l’a épousé !
    déjà au mariage, j’avais pris un coup !
    le bébé, j’ai encore du mal à réaliser…

    mes rêves d’enfants, ils ont mutés, je voulais être président ou vendeuse de confiture,
    dans la réalité concrète aujourd’hui ça donne : je veux être mon propre patron et vendre mes créations !
    ce n’est pas si éloigné somme toute…
    je voulais rencontrer un prince charmant,
    aujourd’hui, je vis à ses côtés, on parle mariage et bébé.

    je suis dans cet entre-deux où les rêves ne sont pas oubliés, où ils ne demandent qu’à se réaliser, qu’à devenir concrets,
    en te lisant je me suis dis que leur réalisation n’était pas incertaine, mais qu’elle ne dépendait que de moi et des actions

    merci de nous avoir fait partager tes pensées, elles m’ont rendu un sourire, mi nostalgique de la petite fille que j’étais, mi optimiste de la femme que je serai très bientôt

  14. C’est très joli cette petite histoire.. je vais peut être reprendre des cours du soir a partir de septembre pour justement réaliser mes rêves.. on verra bien…

  15. Merci pour cette note, ça redonne la force d’y croire encore et de plus en plus à nos rêves. sourit

  16. Superbe dernière phrase … qui me parle d’autant plus que je suis en train de lire « L’homme qui voulait être heureux », qui véhicule un message assez proche :)

  17. C’est tellement délicat de ta part ce genre d’attention ! Du haut de mes 20 ans j’essaie de me dire que les rêves sont réalisables, pas facile d’en rester convaincue, mais ça vaut largement la peine d’essayer…

  18. C’est toujours agréable d’avoir une touche d’optimiste qui nous est destiné sans qu’on s’y attente.

    J’ai 17 ans,des rêves pleins les poches et je n’ai aucune envie qu’elles se trouent.

    Merci.

  19. Tu as raison de le dire, on a trop tendance à dépeindre aux jeunes générations un avenir très noir… C’est important de dire qu’on peut toucher ses rêves du doigt…

  20. Je fais partie des jeunettes dont tu parles et achaque nouvelle réflexion sur ton blog, c’est un coup de pousse ou un coup de pied que tu me donne ! Merci vraiment beaucoup !

    Ne pense pas n’etre lu que par des femmes ! Les jeunes filles aussi sont accros à tes aricles !! (je ne suis pas la seule, je le sais !)

  21. Ooooh, c’est un très bel article, qui donne vraiment de l’espoir !
    Pour raconter ma vie trépidante, je suis une « jeunette » et je suis complètement perdue concernant mon avenir. Tout ce que je sais, c’est que plus tard, j’aimerais écrire.
    Et lire ça, ça donne vraiment chaud au cœur. Merci.

  22. OUAH ! Je jette chaque jours un coup d’oeil à ton blog, et aujourd’hui du haut de mes 14 ans je dois te dire que ce texte est tout simplement epoustoufflant !
    Petite parenthése (je t’invite à essayer au plus vite une nouvelle boisson energisante:CHAMANE; qui je suis sure te plaira ….
    ainsi que lire « les gens » de philippe labro.

  23. Si vrai !

    (peut-être pourrais tu jeter un coup d’oeil à mon site internet que j’ai créé récemment pour mes photographie…)

  24. Bonsoir, je suis moi aussi, complètement sous le charme du message que tu transmets, par ton billet.
    Je ne suis palus une jeunette hélas !
    Mais on ne peut pas être et avoir été, n’est ce pas. Mais je ne me plains pas. J’ai eu , à l’époque de « jeune maman », un bonheur incommensurable, à élever mes trois filles, en restant à la maison.

    Cependant, quand on parle de ses rêves d’enfants, mon expérience me fait penser, très sincèrement, que c’est un bien mauvais calcul que de décider (mais est ce vraiment nous qui décidons, je dirai plutôt « interdits culturel », ou « interdit social ») d’y renoncer, définitivement.

    J’ai pris la décision, moi, de m’interdire d’être une artiste peintre, quand je n’avais que 18ans… J’étais fort prometteuse, pourtant, mais mon mari, lui, ne l’entendait pas de cette oreille.

    A 40 ans, mes démons se sont réveillés, et de bien mauvaise façon, en générant une terrible depression nerveuse… qui a justifié pas moins de 9 ans de psychothérapie, et ça n’est pas fini.
    Si j’avais continué cette passion, même en n’étant que simple amateur, cette dépression serait elle venue ?…. C’est une question à laquelle je ne pourrai jamais répondre.

    Depuis début février, de cette année, j’ai pris deux décision qui vont bouleverser ma vie. D’une part, celle de divorcer, après 30ans de mariage, d’autre part, parallèlement à un projet de chambres d’hôte, qui me tient à cœur, de passer pro en temps qu’artiste peintre, ma réelle vocation, celle que pour rien au monde, je n’aurai dû renier.

    Et jamais de ma vie, je ne me suis sentie aussi libre et heureuse, que depuis que j’ai pris cette décision.

  25. Il y a des jours où, quand on est étudiante, on se demande quel sera notre avenir, pourquoi on passe ces heures à étudier, mon couple survivra-t-il au passage dans le monde du professionnel, vais-je trouver du travail… En ce moment c’est difficile d’y voir un avenir radieux et certaines angoisses m’étreignent parfois quand je pense à ma vie dans un ou deux ans. Ça fait du bien d’entendre que l’avenir est rose et que les rêves se réalisent!

  26. Ces mots me font penser à une citation d’Henry James:

     » Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée  »

    Merci beaucoup pour ce joli billet, d’une telle tendresse et générosité.

    Une jeune de 22 ans qui te lit régulièrement ;-)

  27. Très beau post, très touchant. « Les rêves se réalisent »… Rien que cette phrase, C’est comme un cadeau. Merci Anne-so! ^^

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