fbpx

Ce baiser en particulier

Il ne doivent plus s’embrasser, c’est ce qui est convenu entre eux, précaution évidente de toute séparation qui se respecte. Ce serait possible, pourtant, elle serait certainement d’accord : au fond de l’estomac, ce gouffre qui s’est installé depuis qu’il ne peut plus la tenir dans ses bras, cette faim des gestes tendres, elle le partage forcément. Il suffirait de se tenir en embuscade, attentif à ce moment où le manque vire au vertige, et l’embrasser. Ce serait simple. Bien sûr, cela ne résoudrait rien, mais un baiser, c’est toujours un baiser. C’est toujours ça de pris ; qui sait quand d’autres lèvres éveilleront en lui à nouveau cette envie, ce baiser bien particulier qu’il voudrait lui donner ou lui prendre?

Il songe à la suivante. Cette femme qu’il ne connaît pas encore et qui viendra, elle aussi, se lover dans ses bras. Ce ne sera pas pareil, forcément. Il n’y aura pas cet emboîtement idéal, cette connaissance de l’autre. Pas tout de suite, en tout cas. Avec cette autre, il faudra tout reprendre à zéro : se découvrir, s’apprendre, se mettre au diapason, s’adapter. Cette seule idée le décourage.

Il songe qu’on s’impose de ces choses stupides. Quinze ans d’embrassades et tout à coup, sur simple décision – comme pour marquer le coup – plus rien. En attendant le jour où, baux signés, cartons emballés, ils se sépareront pour de bon, ils se tiennent côte à côte sur le canapé, choisissent un film, commandent des sushis en faisant le récit de leur journée… On dirait que rien n’a changé en dehors de ces trente centimètres à peu près qui les séparent, là où il n’y a pas six mois ils se seraient tenus l’un contre l’autre. Il voit son visage d’un peu plus loin, c’est la seule différence.

Tout serait tellement plus simple s’ils se sentaient fâchés, déçus, trahis. La colère, à sa façon, donne un sacré courage. Mais ça ne fait pas partie de leur histoire, la colère. Pas plus que l’amertume ou la rancœur. Eux, ce sont des tendres, des attentifs, des pleins d’amour. Un angélisme qui sonne bien sur le papier, sauf que finalement ça n’aide pas.

Du coin de l’œil, voilà bien cinq minutes qu’il la regarde. Elle est vraiment jolie. Ou peut-être pas tant que ça, en fait. À la réflexion, il n’est plus très sûr de savoir, il n’a plus le recul pour cela. Depuis tellement d’années, elle est sa moité, son bon profil, sa pièce manquante, sa sœur, son pote, sa famille, son point de chute. C’est probablement au milieu de ce grand fatras-là que s’est perdu l’amour. Mais dans des moments comme celui-ci, ce qui manque à leur vie devient affreusement nébuleux. Pourquoi s’infligent-ils tout cela, au fait? Pourquoi l’abandonnent-ils, cette vie rêvée qu’ils bazardent comme d’un revers de main? On dirait qu’ils ne font que chasser une mouche importune. Toute leur vie comme une mouche qu’on éloigne… C’est de la folie.

Dans une heure, deux peut-être, il aura retrouvé le fil d’Ariane qui forme, au bout, le mot « séparation », c’est évident. Il est soumis à ça depuis des mois : un geste, un mot, une attitude et dans le flou, tout s’emboîte à nouveau, retrouve un sens, une direction. Mais là, dans le confort de ce silence familier et le bruit des baguettes chinoises, il ne comprend plus grand chose à l’histoire. Et puis on s’en fout de l’histoire, il voudrait seulement lui donner ce baiser, sentir le poids de sa petite épaule au creux de son épaule. C’est tout.

Pour un instant, il voudrait qu’on lui rende sa vie.

Alors il hésite. Il suffirait de se pencher. Elle serait d’accord. Sans toute même qu’elle lui serait reconnaissante. Si ça se trouve, elle ne s’en rendrait même pas vraiment compte. Mais il sait bien, au fond, ce qui arrête son geste : ce baiser-là qu’il lui prendrait comme on attrape le sel sur la table au dîner sans demander la permission, ce baiser-là pourrait aussi bien devenir le dernier. Ce méchant point final. L’embrasser avec ce poids immense que charrient forcément les dernières fois de toute chose, il n’en est tout simplement pas question. De toute manière, ça gâcherait tout.

Lui, ce qu’il voulait, c’est un baiser qui ne compte pas, qu’on fait sans réfléchir. Même un qu’on fait simplement par habitude ; qu’on donne sans y penser parce qu’il en reste une infinité en réserve.

C’était sans doute un de ceux-là, la dernière fois, il ne s’en rappelle pas. Sa mémoire le tient tout exprès bien caché dans le flot des milliers de baisers échangés. Aucun signe distinctif. Oui, mieux vaut s’en tenir à ça : à un dernier baiser dont on ne se souvient pas.

Billets sur le même thème

89 réflexions sur “Ce baiser en particulier”

  1. Tu sais si bien les écrire, ces textes comme un arrêt sur image, comme une parenthèse sur un moment de vie bien particulier.
    Transposer la mélancolie de ces moments beaux et tristes à la fois.
    Tout semble clair, évident. Je termine toujours tes articles en pensant « Elle a raison. Ca ne pouvait être plus juste. ».
    Merci pour ces belles émotions partagées.

  2. tu as un don pour l’écriture… ce billet est une fois encore empreint de sincerité qui donne aux sentiments que tu veux partager une dimension quasi palpable. tu nous emmènes avec toi et on te suit même si le chemin est escarpé !
    merci et je t’envoie une vague de courage et de force pour aujourd’hui et aussi demain.

  3. Merci, j’aime ce beau mais triste qui rend mélancolique, qui me met dans un état bizarre, la gorge nouée, mais pas de larmes, triste mais pas aigrie ou désespérée. C’est très bien écrit, je me suis sentie toute proche de ce canapé, à les voir manger des sushis… Un grand merci

  4. Anne-so, ça fait un petit moment que je n’ai plus commenté mais là je ne peux pas ne pas intervenir. je suis de tout coeur avec toi face à tout ça et face à ces textes qui sont tombés comme ça, un jour sans nous prévenir alors qu’on ne s’y attendait absolument pas. J’ai un peu de peine en les lisant et j’espère sincèrement que l’écriture qui est un fabuleux remède à tout t’aide à avancer. En tout cas c’est toujours aussi beau !

  5. c’est tellement affreux. cela résonne en moi tellement fort que j’en pleurerai… et moi, pourtant, j’ai eu la colère. alors, elle n’enlève pas la souffrance…
    merci

  6. elle est revenue, cette cruelle boule d’angoisse au creux de mon ventre, en lisant tes mots… pour l’avoir expérimenté une fois (10 ans d’amour), pour avoir peur depuis et jusqu’à la fin de ma vie, d’avoir à le vivre encore une fois… c’est innommable pour pourtant tu as trouvé une façon de le dire, bravo, courage, que dire de plus… tutto passa, dit ma maman…

  7. Ton texte est aussi beau qu’il est émouvant. Il y a de la tristesse oui, mais elle n’est pas tragique ou sinistre.
    Je devine de nouvelles promesses, de nouvelles découvertes. Non ce n’est pas une mouche que l’on chasse, c’est une page que l’on tourne. Elle est douloureuse bien sûr, mais il y a une page ensuite, une grande page blanche et disponible.

  8. Nous ne vivions pas ensemble, cela ne faisait pas 15ans mais 4ans, nous sommes partis à l’autre bout du monde 3 semaines, malgré la décision de nous séparer, et tu décris à la perfection et avec beaucoup de délicatesse cette situation toute particulière

  9. Bonjour,
    « La mer, une dernière fois » m’avait déjà beaucoup touché, me renvoyant tant de choses de ma vie personnelle. Ce nouveau texte est encore une fois magnifique et tellement juste. Merci…

  10. ce moment douloureux laisse devant toi de nouvelles pages blanches que tu pourras bientôt magnifiquement remplir de ta douce plume.
    la vie est pleine de surprises.

  11. Je n’ai jamais su comment un jour on se rendait compte que tout est fini, j’ai l’impression que cela s’impose comme une évidence avec cette envie de mieux, de plus fort, encore teinté de souvenirs. Parce que finalement on ne se souvient jamais des mauvais non?
    Je te souhaite vraiment ce mieux, ce plus fort encore. Bonne chance et courage !

  12. C’est beau, c’est juste, toute en simplicité et avec la finesse dont tu sais toujours faire preuve.
    Merci pour ce moment où tout un chacun peut retrouver un peu de sa propre expérience…

    Bises.

  13. Quel sublime texte…Je lis ton blog régulièrement sans y laisser de traces, mais j’aime la finesse et la justesse de ton écriture, ta sensibilité et là, à la lectude de ce texte, je suis obligée de te laisser un pt mot tellement ton texte m’a émue et touché! Je te souhaite du courage pour les prochaines semaines et surtout de retrouver le bonheur!

  14. Une séparation sans élément déclencheur, sans dispute n’est peut etre pas la plus facile . Sans colere, pas de deuil, un questionnement sur toutes les petites choses qui peu à peu nous ont éloignées. La colère vient avec le temps et comme un nouveau souffle nous donne un nouvel élan pour recommencer, encore une fois, et y croire , pourtant.

  15. Ce que tu décris là fait fortement écho à ce que je vis en ce moment… Après 8 ans et demi de vie commune, il est tombé amoureux d’une autre tout simplement.
    Ma rupture date d’une semaine, et nous vivons toujours ensemble…
    Sauf que je n’ai pas résister à la tentation de le toucher, de l’embrasser…
    Crois-moi, c’est pire.
    Impossible de faire son deuil pour l’instant.
    J’y crois toujours, et cela me torture.
    Donc courage !
    Résiste car y succomber ne résoudra absolument rien.

  16. Anne-So tu écris tellement bien… c’est beau ce que tu racontes… et jusqu’à la fin j’ai espéré que ça finisse bien, que ce ne soit qu’un mauvais rêve…

  17. C’est tellement juste, triste et plein de douceur en même temps. Pas évident à lire, le coeur se serre et l’émotion n’est pas bien loin, mais j’aime quand même ton texte.

  18. Cela pourrait être le début d’un roman. Pas la fin, le début. Peut-être d’ailleurs est-ce le début d’un roman, je le souhaite, te le souhaite. Et comme Violette, je n’ose pas « liker ».

    1. Ce matin (ici c’est le matin) j’ai pensé la même chose : le début d’un roman. Est-ce cela ? S’il s’agit d’une véritable séparation, et non d’une séparation de papier, je crois que cela reste néanmoins le début de quelque chose. Pensée affectueuse

  19. C’est magnifique Anne-So. C’est triste et tendre à la fois, et malgré la pudeur de tes mots on sent bien que tu as écris ces mots le coeur serré. Je t’envoie plein de pensées positives pour la suite :coeur

  20. Ton texte me laisse sans voix. Que pourrais-je dire après cela ? Rien. Mais j’avais quand même besoin de te témoigner mon admiration, mon respect, de consoler tes mots. Merci Anne-So.

  21. Les larmes me montent aux yeux… Comme je me retrouve dans ton texte !
    Ca fait plus d’un an maintenant que c’est fini, au bout de 11 ans de vie commune, sans heurts, sans haine ni violence. C’est probablement le plus dur à digérer : pourquoi nous, alors que nous allions si bien ensemble ?

  22. C’est beau. C’est triste. C’est difficile. C’est fort. C’est impressionnant de justesse… Merci

  23. Sublime !
    Un jour un autre « il » viendra, la trouvera jolie et lui offrira un 1er baiser dont elle se souviendra toute sa vie.

  24. C’est certainement de cette épreuve que sortiront tes meilleurs textes…Laisse-toi guider par cette souffrance pour écrire encore et encore et tu verras qu’un jour pas si lointain, la vie reprendra ses droits, comme elle le fait toujours.
    Courage
    xxxxxxxx

  25. Tu écris trés bien, on ressent exactement en même temps les émotions que tu décris . C’est beau !

  26. La retenue pleine de justesse de ton histoire résonne en moi et rend tout commentaire frivole …
    Je t’envoie mes pensées affectueuses … et j’aime penser comme Caro que ce soit là les premières lignes d’un nouveau roman.

  27. Qu’est ce que j’ai chialé !
    C’est magnifique, vraiment, pas pour être sympa, pas par manque de connaissance littéraire (qu’est ce que c’est prétentieux de dire cela !) mais simplement parce que c’est pur, ca vient du cœur et cela touche d’autres cœurs, même si les lecteurs préféreraient la torture à l’aveu.
    À quand le roman ?

  28. Ouah… C tellement beau!
    Et ça fait tellement écho a ma situation perso: après presque 10 ans de relation et 2 ans de mariage, je pense que notre histoire est en train de se terminer…
    Tout cela vient de moi et ça fait peur car il n’y a pas de colère entre nous… Je me sens tellement coupable, j’ai le sentiment de le détruire car lui dit toujours m’aimer.
    Que cette période est dure… Tellement peur de se tromper et tellement peur de tout recommencer une vie a 0!
    Merci pour pour ce que tu écris, c’est magnifique et je me sens moins seule :-)

  29. J’espère très fort que cette histoire n’est pas la tienne, mais elle sonne trop juste pour ne pas l’être. Puisse ton écriture si délicate, si sensible et si juste soulager un peu ta peine.

  30. Etrange sensation que de voir si bien écrit, par quelqu’un qu’on ne connait pas, des sensations qu’on pensait être seul à ressentir.
    C’est beau. Et plein de justesse.

  31. Ton texte m’a donné envie d’écrire plus encore et je pensais pas cela possible.
    Les événements douloureux ont ce seul avantage, nous inspirer nos plus beaux mots.
    Merci pour ton émotion.

  32. C’est très beau… et pas si triste, comme le disent la plupart des commentaires.
    C’est la vie, les filles, rien de plus.

    Merci encore à toi pour toute cette pudeur.

  33. Ton texte m’a donné envie d’écrire plus encore et je ne pensais pas cela possible.
    Les événements douloureux ont ce seul avantage, nous inspirer nos plus beaux mots.
    Merci pour ton émotion.

  34. florence G.

    Très beau texte… Je pense à l’écriture de Delphine de Vigan en vous lisant !
    Pour l’aspect personnel je n’ai pas à commenter, même si je trouve ça ^très triste

  35. Chloé François

    Moi qui passe habituellement sans laisser de trace, qui viens prendre ma petite dose de rêve et d’émotion avec ces mots si bien ciselés et ces photos toujours saisissantes, cette fois j’ai été émue trop profondément par ce texte… Merci sincèrement pour ce morceau de vie, de poésie ordinaire.

  36. En somme, tout le contraire du premier baiser que l’on garde précieusement en tête, que l’on chérit, et avec lequel parfois on compare un peu trop tous les suivants… Ton texte est très beau.

  37. très beau texte. je vous lis toujours avec beaucoup de plaisir, et à présent j’ai de la peine pour vous.
    bon courage.

  38. fafine du 38

    tout simplement juste. merci de mettre de si beaux mots sur ces moments et de les partager avec nous, connus et inconnus.

  39. J’ai ressenti chaque mot, ça m’a donné des frissons…
    Je pense à ce moment qui pourrait arriver n’importe quand, j’ose espérer jamais.
    C’est tellement beau et vrai ce que vous avez écrit. Merci.

  40. Emouvant dernier baiser que l’on voudrait sans importance comme un viatique pour le voyage. Dernier baiser que l’on oublie jamais … Ce billet très beau et mélancolique résonne en moi avec beaucoup de force. Courage …

  41. J’ai lu ton texte les larmes aux yeux, ça m’a émue car ça me fait penser à mes parents… Ils sont séparés mais on vit toujours sous le même toit, mon père a décidé de divorcer… Leur histoire est vraiment compliquée… J’ai 21 ans, je suis fille unique et leur séparation me fend le coeur depuis des années…

  42. Quand j’étais petite, je détestais la chanson des Rita Mitsouko « Les histoires d’amour finissent toujours mal… », et puis j’ai grandit… Et je l’ai hurlé, pour moi, pour les copines, les cordes vocales fébriles et enivrée par l’embruns du chagrin…

    Quelques parenthèses plus tard, j’ai recroisé la tornade qui avait traversé tantôt mon corps tout entier, elle s’était muée en une brise délicate. C’était le temps de notre dernier baiser…

    Anne So, je commente rarement mais tu n’aurais pas pu mieux le décrire… Merci.

    A l’époque, le Baiser d’Adieu de Pauline Croze avait été d’un réconfort absolu, lui aussi :
    http://www.youtube.com/watch?v=86vY8N6nR8M

  43. Je ne t ai vu en vrai qu une seule fois mais je me sens proche de toi …cette histoire racontee avec tant d humilite et de retenue m a emue a tel point que j y ai repense aujourd hui …premier jour de vacances loin …tres tres loin de la France, et je suis revenue t ecrire ces mots et te transmettre mes pensees les plus affectueuses

  44. Waw, vraiment touchant et toujours si bien écrit… Je l’ai lu avant de lire le billet précédent, pensant que tu ne parlais pas de toi. Bon courage…

  45. Très émue par tant de pudeur et de justesse, par la manière dont tu arrives si bien à exprimer ces moments malgré la douleur.
    Courage et merci pour tes mots.

  46. Moi je l’aime, elle aussi et pourtant ma maladie remet tout en question, est-ce ma faute si depuis janvier j’ai fait un burnout et été diagnostiqué schizophrène, ce soir elle voulait rompre, j’ai rassemblé mes ultimes forces pour me tenir à ses côtés, mais sans rien n’avaler de l’excellent plat qu’elle avait cuisiner avec amour tellement les médicaments me rendent nauséeux, je lutte pour tenir droit mais je ne suis pas cet homme viril et protecteur qu’elle désire, je suis faible et ne peut contrôler mon corps et mon esprit, les médicaments ou plutôt les psychotropes me stabilisent mentalement mais les effets secondaires sont terribles. Je crois que comme Tara dans la série tv United States of Tara je vais tout arrêter et tenter de me reconstruire, je serai plus présent plus réveillé, je n’aurai plus envie de vomir à tout bout de champs mais je serai sans doute incontrolable au niveau des émotions, un rien me fait pleurer puis je suis extatique et parle des heures durant, fatiguant mon entourage et celle que j’aime. Elle, elle m’aime trop, moi je l’aime tout court, je ne peus guérir, la schizophrénie ne se soigne pas. J’aimerais dormir encore à ses côtés mais mes cycles d’endormissement sont tellement hasardeux que nous faisons chambre à part depuis 6 mois et ça me mine tant j’ai envie de me lover dans ses bras. Pour le meilleur et pour le pire, dans la mort comme la maladie que l’on promet de s’aimer en se mariant, plus facile à dire qu’à faire. Tes mots résonnent dans ma tête comme autant d’espoirs que de moments tristes où je ne suis pas celui que je voudrais être mais une pathétique loque humaine qui souffre et fait souffrir, sans le vouloir. Bises

    1. J’espère qu’elle te lit, qu’elle comprend tes mots et tes maux…
      Ton texte est incroyablement touchant… tu n’es peut-être plus l’homme viril et protecteur qu’elle recherche mais un homme sensible, amoureux et fort… Fort de ce combat entre toi et la maladie, de ce courage à écrire ce qui te mine, à lui prouver ton amour à travers ces quelques mots… L’écriture peut être une thérapie… Courage

  47. je suis passée par ici par hasard ce matin, il y avait longtemps…mes yeux sont tombés sur ton texte, et j’ai été happée par ces mots, si bien pesés, posés, les uns à côté des autres, l’émotion est née, inattendue…tu as une plume, et c’est un plaisir de te lire, dans la futilité (parfois), comme dans la « gravité »…merci!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page