Il reste d’elle

Il reste d’elle sa voix dans ma tête, chaque fois que je me surprend à lui demander un avis que je connais déjà et que bien sûr, celui-ci ne va pas dans le sens qu’il me plairait d’entendre. Les intonations cassées de cette voix toujours un peu enrouée comme si, quelle que soit l’heure du jour, elle venait d’émerger du sommeil en plein milieu d’un rêve.

Il reste l’image de ses cils, bruns et drus comme les herbes battues par le vent qui s’accrochent à la dune et la retiennent, de leurs millions de doigts agiles. Ces tiges qui dansent un ballet sans fin comme des ballerines ensorcelées et dont la force invisible vaut pourtant celle d’un millier hommes.

Il reste aussi la petite tasse en porcelaine blanche et bleue fleurie de myosotis dont les feuilles fanées baignent dans une eau de souvenirs heureux. Époustouflant privilège des petites filles qui avaient été sages ; celle qu’on pinçait des doigts en tremblant de fierté, terrifiées devant la responsabilité nouvelle d’avoir entre les mains un objet si fragile.

Il reste son nom dans le répertoire de mon téléphone et certaines heures de la journée où sans m’en rendre vraiment compte, je tourne en rond dans l’attente qu’elle appelle. La mécanique des habitudes refuse encore obstinément d’abandonner sa marche.

Il reste d’elle les rêves où sous les formes les plus inattendues, elle vient me visiter la nuit. Ces rêves qui parlent de mort, de souffrance et d’amour mêlés. De joie aussi, parfois. Refuges chéris où je peux entendre sa voix comme si cette voix faisait encore partie du monde.

Il reste l’odeur tendrement poussiéreuse de la petite bonnetière, dans la cuisine. Et cette marque de thé couleur d’or que l’on buvait ensemble, par litres, à toute heure du jour. Il reste les fils à demi découverts des appareils électriques qu’elle refusait de changer, son nécessaire de toilette, des clefs, son bonnet qui l’attend sur la table à roulettes.

Il reste toutes les expressions de son visage imprimées par centaines sur des centaines d’images.

Il reste d’elle l’amour. Cet amour éperdu qu’elle nous portait, qui est peut-être un privilège de l’âge et qui résonne en creux dans cet espace vacant du cœur de ceux qui l’ont perdue. Toute cette place…

S’il est vrai que les jours se succèdent emportant avec eux des brassées de joies, de rires, d’énigmes à résoudre et d’expériences nouvelles, je me demande à chaque instant s’il vient un jour où l’on cesse d’avoir du chagrin.

75 réflexions sur “Il reste d’elle”

  1. Hmmmm, pas facile de mettre un commentaire après un tel billet. Mais je n’ai pas envie non plus de rester silencieux.

    Je vais me contenter de hocher la tête avec un petit sourire, et conseiller sa lecture à des amis…

    ;-)

  2. Oh Anne-So, tu viens de me tirer de grosses larmes de bon matin… ^^
    Moi qui ait perdu ma mamie il y a quelques années, et qui en était très proche, tes mots me touchent. Des rêves, j’en fait encore régulièrement, et c’est vrai que s’y mélange la joie et l’inquiétude quand on réalise que quelque choses cloche…
    Le chagrin ne disparait pas totalement, je crois, mais il s’adoucit beaucoup :coeur
    Merci pour ce joli joli texte. Et je joins à ce commentaire un peu de réconfort virtuel ?

  3. je ne peux la lire en entier… trop d’émotions..
    mais très jolie déclaration, elle serait fière de sa petite fille.
    Je t’embrasse ma jolie & à très vite
    ;o)

  4. MAgnifique comme toujours. Ces lignes me parlent tout particulièrement en ce moment car j’ai moi aussi perdu « quelqu’un » de proche, mon petit chat. Il parait que le chagrin s’estompe et qu’on ne garde que les belles choses tout au fond de son coeur. Et il parait aussi qu’écrire aide à surmonter, en plus d’aider à se souvenir des petites choses impalpables qui quittent notre mémoire au fil du temps. J’ai essayé de le faire moi aussi, mais pas aussi bien que toi.
    Merci.

  5. J’ai toujours du chagrin pour mon Tonton qui s’en est allé, il y a bientôt 18 ans… Je crois qu’avec le temps, on vit avec… c’est toujours là…

  6. moi aussi, je voudrais que ce chagrin passe… Elles laissent un vide énorme les tendres grands-mères… Courage à toi et merci pour ce joli texte

  7. Magnifique. Les souvenirs ne remplacent pas la personne, amis ils permettent en quelque sorte de continuer de vivre avec. C’est cela qui est à la fois beau et triste.

  8. A moi aussi tu viens de me tirer de grosses larmes alors que je sortais tout juste de la salle de bain, fraîchement maquillée :)
    Ton texte est magnifique et incroyablement touchant. J’ai beau ne pas croire suffisamment en Dieu, je ne peux pas m’empêcher de penser que les proches qui nous ont quitté nous attendent quelque part, et veillent sur nous.
    J’ai perdu mes grands-parents il y a quelques années, et quand je crois avoir oublié les traits précis de leurs visages, ils viennent toujours me rendre visite la nuit, dans mes rêves. Je me réveille le matin, heureuse d’avoir entendu à nouveau leur voix.

  9. J’ai hesité à laisser un commentaire, parce que ce billet est vraiment plein d’émotions. Il y a quelques années, j’ai dû faire le deuil de plusieurs personnes de familles, à quelques semaines d’écarts et c’est très dur. En effet ça passe avec le temps, un jour tu te surprendra à ne plus y penser, et là commencera une nouvelle etape. Je pense à toi.

  10. Idem… Je ne sais pas trop quoi dire après un si joli texte. Peut-être juste que je te comprends et espère que le temps atténuera un peu les choses. J’aime aussi beaucoup ta photo qui semble en dire beaucoup sur elle… Belle journée

  11. Pour avoir perdu ma maman il y a une semaine, je suis sûr que le chagrin ne s’en va jamais et que la vie reste une dure souffrance de ces êtres perdues. Mais là où ils sont, ils veulent que nous soyons heureux et vivants ! Gros bisous à toi.

    1. mon amour de carlin

      Toutes mes condoléances à toi et ta famille. Si je t’écris c’est parce-que perdre une grand-mère c’est difficile mais perdre sa mère je ne sais ce que cela fait mais je peux l’imaginer et la souffrance de l’absence que l’on a au fond de soit ne disparait jamais. Bon courage

    2. Eve, toutes mes pensées vont vers toi. Je ne peux me représenter la douleur que peut représenter la perte d’un parent. Mais je suis d’accord avec toi : on doit à ceux qu’on aime d’être heureux et vivants. Je t’envoie toutes mes plus chaleureuses pensées.

  12. ton texte est vraiment magnifique, tu devrais écrire des livres ! ah j’suis bête, c’est déjà fait !

    (désolée pour la blague pourrie mais après avoir lu un article pareil, il vaut mieux rire bêtement que se mettre à pleurer au bureau)

  13. Merci Anne-So pour cette douce déclaration d’amour.
    Souvent je pense au jour où ma grand-mère chérie ne sera plus et je redoute le vide qu’elle laissera derrière elle.
    Ce sera un grand chagrin, pourtant parfois ses mots m’invitent à envisager ce moment comme celui où elle pourra se reposer, « retrouver » son bien-aimé.
    Les petites filles adorées ont la chance de garder pour toujours le souvenir des après-midi magiques et privilégiées.

  14. Les larmes me sont montées aux yeux moi aussi. C’est un texte très touchant, surtout lorsque l’on a connu une disparition comme celle ci… La douleur s’atténue doucement, mais pas ce pincement qui reste dans la poitrine et tout cet amour qui est toujours en nous.

  15. En quelques lignes tu m’as donné les larmes aux yeux.
    Je pense aussi à ma mamie que j’ai perdue il y a un an, mais surtout à mon autre grand-mère, toujours là, toujours en forme, mais je me surprends de plus en plus à avoir peur du jour où elle nous quittera aussi.
    Merci pour ce joli texte tellement émouvant, je me dis encore plus qu’il faut profiter de notre famille tant qu’elle est là, pour un peu moins regretter ces moments perdus quand il est trop tard…
    Bises

  16. Miss Pallenberg

    En lisant ton billet, tellement touchant, je pensais a mon arrière grand mère, mais en lisant tout les commentaires je me suis mise a penser a mon oncle, et surtout je me dit qu’il faut que je profite au maximum de la présence de mes grands parents paternel pendant qu’il en est encore temps.. Merci d’écrire aussi bien, c’est un régal quotidien, qui bien que je ne te connaisse pas fait que je me sent proche de toi. Courage….

  17. Tout simplement superbe, touchant…
    J’ai perdu ma grand-mère le 18 janvier 2008 et il n’y a pas un jour où elle ne me manque pas. Tu as mis des mots là où je n’avais que des larmes et des regrets. Merci!

  18. Pfff… La mienne est partie, il y aura deux ans dans quelques poignées de semaines… Je n’ai pas trop envie d’en parler, mais son téléphone est toujours dans mon répertoire. J’ai essayé la semaine dernière de le supprimer, je n’y arrive pas. Alors que je sais qu’elle se réjouissait de partir….

  19. Premier message sur ton blog que je visite pourtant très régulièrement, parce que ton message fait écho à une telle absence … Vingt ans après, j’ai encore les larmes aux yeux en pensant à ELLE … Y’a rien à faire, elle me manque toujours autant …

    Courage Miss …

  20. Le chagrin ne disparait peut être jamais, il se fait juste moins présent et nos journées s’ensoleillent petit à petit. Un jour j’ai dit du premier coup que j’allais en vacances chez ma grand mère et non chez mes grands parents. C’était assez étrange sur le fait de voir que mon esprit avait pris le dessus.
    N’oublie jamais sa voix , je pleure comme une madeleine quand j’ai l’impression de l’avoir oublié celle de mon grand père, et ce sont là pour moi les larmes les plus douloureuses

  21. C’est très dur à lire. Je suis en pleurs, ton joli texte reflète tout à fait le chagrin que je ressens. Pourtant, mes grands-parents se sont éteints il y a 6 ans.
    Je me demande aussi si mon chagrin passera un jour. Et en même temps, je ne le veux pas. Mamie portait un parfum au thé vert, j’aime sentir cette odeur qui me la rappelle, même si ça me rend triste. J’aime les odeurs de vieilles maisons qui me rappellent celles des dépendances de mes grands-parents où je jouais étant petite. J’aime tout ce qui me les remémore, je veux qu’ils restent avec moi : j’ai peur de les oublier…

  22. Chaque personne est différente et réagit à sa manière, certaines vont garder ce chagrin coute que coute alors qu’il va s’adoucir chez d’autres, c’est tellement … étrange. Comme ce monde sans eux dans lequel on a tant de peine à se retrouver…

    Les souvenirs restent, toutes ces petites choses et détails dont tu parles sont gravés et réchauffent quand l’absence se fait sentir.

    Douces bises

  23. Que d’émotions à travers ces lignes… Je découvre ton blog via celui de « Loulou Addict » et je crois que je n’ai pas fini d’en faire le tour !
    sourit

  24. ma grand-mère est décédée il y a déjà 18 ans, durant mon adolescence… et jamais on ne l’oubli, un chagrin reste malgré tout coincé quelque part…

  25. Les 1er temps sont durs… La douleur est vive, mais avec le temps elle devient plus supportable. Ta grand-mère fera toujours partie de toi.
    Il m’arrive de sentir la présence de la mienne quelquefois.

  26. Est-ce que ce sont ses mains ? La photo des mains est presque aussi émouvante que le texte. Je me souviens des vieilles mains de ma grand-mère… Les caresser le jour de l’enterrement de mon grand-père – pour une fois, elle ne semblait pas savoir quoi en faire, de ses mains, toujours actives d’ordinaire.
    Tant qu’on y pense, tant qu’on en parle, les grands-mères vivent. Je parle de la mienne, au passage, dans mon dernier billet – mais ce sont des souvenirs rigolos, que je rappelle.

  27. le chagrin reste présent, s’ajoute aux regrets: « comme j’aurai voulu qu’elle les recontre, elle qui lui ressemble tant et lui, tellement vivant et drôle »… Mais la petite voix, maintenant intérieure, est toujours là pour les bons conseils, auxquels on devient plus attentifs…

  28. celiatchoum

    J’ai perdu mes 2 grands pères recemment, ça me touche ce que tu écris, merci de nous faire partager tout ça …

  29. Toujours aussi bien écrit, sur un sujet plus que délicat…
    J’ai perdue ma mamie il y a maintenant 6 ans, mais j’ai l’impression qu’elle continue à être là… Et voilà maintenant j’ai les larmes aux yeux…

  30. Ayant perdu mon grand-père il y a deux ans, je comprends ta peine et ces petits gestes au quotidien qu’il faut apprendre à faire sans eux.
    La tristesse ne part jamais, même avec le temps, on s’habitue seulement à vivre avec…
    Bon courage à toi.

  31. Une amie m’a dit un jour, à propos de la disparition d’un être cher : plus on aime, plus cela fait mal. Plus on aime… J’ai laissé cette partie première de la phrase me détendre et chaque jour, cela a amené un souvenir heureux : ma mémé maternelle-pastilles-vichy, des joues d’une douceur qui n’appartenait qu’à elle. Plus petite que moi, son visage s’installait pile poil sur mon plexus solaire quand je la prenais dans mes bras, je rayonnais, elle s’abandonnait toujours +; des cheveux de bébé à force de permanentes et coloration; une odeur de lavande dans le cou et 2 poils au menton qui piquent pour de rire. 2 ans pendant lesquels au lever, mes premières pensées filaient direct vers elle. Puis un matin, j’ai réalisé que depuis quelques jours, le souvenir de… Sa disparition n’était plus d’actualité. Sa disparition avait disparu. Le temps adoucit, le temps agit. Quand l’énergie et le courage peinent à envoyer balader ailleurs ce qui fait bobo en soi, alors choisir de laisser le temps faire un peu, le douloureux travail. Ce n’est pas facile mais je vous assure que la vie opère, que le vivant reprend le dessus. Décidément, votre écriture me fait le même effet comme lorsque je relis mes ouvrages de Colette, l’écrivain. Les mots disparaissent au profit de l’image. C’est terrible, c’est si bon. Merci beaucoup.

  32. Des larmes…Voilà ce qui me vient après la lecture de quelques paragraphes. C’est tellement beau, tu portes tant d’amour à ta grand mère, mais surtout tu l’écris si bien…
    Ce texte me renvoie au visage que j’ai tellement peur de les perdre mes grands-parents …

    Mel

  33. Pour nous, St Martin est parti avec elle…
    Et je sais qu il y aura dorénavant l’Anne-so d’avant grand’maman et l’Anne-so d’après, c’est toujours comme ça.
    Certains disent que les religions ont été inventées pour combattre cette douleur là…j’espère que non.
    tendresse, B.

  34. Tes mots sonnent, comme toujours, tellement juste. Mon père est mort il y a 11 ans déjà. La peine existe toujours mais comme un galet, elle s’est adoucie au fil du temps et n’a plus cette fulgurance. Petit à petit on intègre la personne aimée et l’héritage prend tout son sens.

  35. je suis si triste aussi parfois…Essayons de la garder vivante… Comme on peut… En éclatant de rire aussi souvent que possible. Je crois que c’est ce qu’elle souhaite… Reprenons le flambeau de son immense Force et de son incroyable joie de vivre !

  36. Je me suis rendue compte le mois dernier qu’en 15 ans de temps j’avais tout doucement réussi à passer du chagrin « pur » aux larmes « tendres », ne gardant plus que de douces images de mon grand-père en tête. J’aime de plus en plus parler de lui en souriant et ça ne me fait plus pleurer systématiquement. Courage à toi et à Eve (et à tous ceux et celles qui ont perdu un être cher) !

  37. merci pour ce bel hommage…
    Je dois retenir mes larmes et pourtant je ne l’ai pas perdue, elle est comme une mere pour moi… alors je veux profiter de tous les moments qu’il me reste aupres d’elle… Courage a toi elle ne quittera jamais ton coeur…

  38. Je ne peux m’empêcher d’avoir la gorge nouée et les larmes aux yeux. Merci, merci pour ces belles paroles, pleines d’amour et de tendresse, qui font resurgir d’intenses souvenirs.
    Ma petite mamie est partie il y a quelques mois maintenant, si brutalement, si injustement. La douleur et la tristesse ont beaucoup de mal à se dissiper.
    Sa voix fragile est toujours présente, chaque jour. Mon seul regret sera de ne pas lui avoir dit combien je l’aimais…

  39. Je viens de lire chacun de vos commentaires avec beaucoup d’émotion. Je ne sais pas quoi dire de plus, si ce n’est, une fois encore, merci.

  40. Tes mots me touchent énormément, j’ai perdu ma « mémé » l’année dernière. Il y a encore des jours où je compose son numéro de téléphone pour lui annoncer une bonne nouvelle, les progrès de son arrière petite fille qu’elle na pas eu le temps de connaître. Quand je bouquine, je la sens près de moi et quand je tourne la tête je suis surprise de ne pas la trouver à mes cotés en train de coudre, découdre ou tricoter. Aujourd’hui pour la première fois j’ai passé autour de mon cou, un pendentif qu’elle m’a donné avant de partir. Aujourd’hui j’ai senti sur ma nuque ses doigts jouer avec mes cheveux, je l’ai entendu me dire de mettre une petite laine parce que le fond de l’air est frais. Mais là où je l’ai retrouvé c’est dans les yeux espiègle de ma petite puce qui a hérité de ses yeux bleu gris…

  41. Je me retrouve dans ton billet, il y a un peu plus d’un an, j’étais chez elle, pour fêter ses 97 ans.
    Je voudrais revenir en arrière, pour lui dire à quel point elle a été une grand-mère merveilleuse.
    J’ai peur d’oublier.
    Voilà maintenant tout juste six mois qu’elle s’en est allée, et on a beau se dire que cela fait parti de la vie, c’est toujours autant difficile.
    Elle n’est plus là mais vit à travers moi, et chaque moment, chaque objet, chaque souvenir que nous avons partagés me rendent plus forte.
    « On la croyait immortelle mais elle est éternelle »

    Courage,elle serait fière de toi.
    V.

  42. Joli texte pour parler de cette personne qui t’est irremplaçable. Ma grand-mère est décédée, il y a un an et quelques jours, et je ressens un énorme vide et j’entends également sa voix et revois ses sourires.
    Que c’est dur de perdre ce que l’on aime.
    Gros bisous

  43. Je ne commente pas souvent… mais vu que moi aussi j’étais très proche de ma grand-mère, je ne peux m’empêcher de ressentir ta peine… J’ai mis des années avant de « supprimer » son nom de mon répertoire… j’entends toujours sa voix… et va savoir pourquoi je pleure à chaque fois que j’écoute la chanson de Rose « Ciao Bella »… je compatis de tout coeur… et ton billet est un très bel hommage…
    Biz

  44. Très difficile de laisser un commentaire après la lecture de ce billet, très beau et très émouvant.
    Merci AnneSo

  45. …Bon courage AnneSo, ton billet me crève le coeur, avec le temps, on mesure la chance d’avoir connu et croisé des êtres infiniment bons.Ta grand-mère est en toi, son amour bout dans tes veines. Moi aussi ma mamie me manque, elle avait beau être la grand-mère de mon mari elle m’a chérie comme sa petite-fille, elle était notre rayon de soleil, elle est partie mais elle nous a laissé tellement d’amour… j’en voulais encore car elle m’a sauvé la vie, je t’aime tant Mamie Alice, tu me manques tellement, tellement..

    Je te laisse une citation de Marc-Aurèle qui m’aide souvent:
    « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse de distinguer les premières des secondes »
    Je t’embrasse fort.

  46. C’est très vrai tout ce que tu écris… et assez courageux de le partager.
    Quelle que soit la personne qu’on a eu le malheur de perdre on s’y retrouve tout à fait. Merci.

    Je sais qu’un livre qui m’avait beaucoup aidé car il est très juste et très beau c’est « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen :
    « Ce que les morts ont de terrible, c’est qu’ils sont si vivants, si beaux et si lointains. Si belle elle est ma mère morte que je pourrais écrire pendant des nuits et des nuits pour avoir cette présence auprès de moi,
    forme auguste de mort, forme allant lentement auprès de moi, royalement allant, protectrice encore qu’indifférente et effrayamment calme, ombre triste, ombre aimante et lointaine, calme plus que triste, étrangère plus que calme ».

  47. J’avais lu ce post quand tu l’as ecrit…
    Je ne l’ai jamais oublié…et c’est à lui que j’ai pensé quand j’ai enfin rallumé mon ordi apres des semaines, apres le décès de ma mamie…
    Merci à toi de choisir des mots si justes.
    Merci pour tant de sensibilité…je me reconnais tellement dans chacune de tes sensations…je reconnais ma mamie que j’aime tant…j’ai beaucoup de mal à parler au passé mais cela viendra avec le temps…
    Merci Anne So

    Sonia

  48. J’aimerais arriver à formuler comme tu l’as fait la disparition d’un être cher. Je suis émue. En peu de temps, j’ai perdu beaucoup de proches et l’absence est dure. Il ne reste que des souvenirs. J’ai l’impression d’avoir laissé une partie de ma vie derrière moi et d’être plus seule.

  49. Je n’ai connu aucune de mes grands-mères, mais tu parles si bien de la tienne que c’est comme ça que je les aurais voulues… je suis maintenant moi-même une grand mère qui essaie de faire comme je le peux avec ce que je ne sais pas de cette « fonction » là; j’espère donner à mes petits enfants tout cet amour là que ta grand mère t’a donné et peut-être, un jour, lorsque je serai partie rejoindre les étoiles, l’un ou l’une écrira-t-il pour moi, pour elle, pour lui des mots aussi beaux.
    MERCI!

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