L’herbier des Buttes Chaumont

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Hum. Bon, faisons comme si nous étions lundi, date à laquelle j’avais initialement prévu de publier ce billet. Mais une chose en entraînant une autre (venue en France d’un papa chéri que je n’avais pas vu depuis presque deux ans, temps exceptionnel, grande marée, apprentissage de la pêche aux homard – que nous avons relâchés, évidemment – première baignade dans les eaux glacées de Chausey…), je ne le termine que maintenant.

Donc, disais-je, on peut vraiment faire de jolies choses avec le téléphone de son appareil photo – un iphone4, en l’occurrence. J’ai testé ce week-end l’idée des photos de vacances : même si je ne vous les montre pas ici, je vous assure que le résultat est plus qu’acceptable. Par contre, je ne nie pas que pour obtenir satisfaction, je l’ai légèrement, comment dire… tunné.

Avec une application assez extraordinaire, tout d’abord, nommée ProCamera. Oui, elle est payante, mais ce qu’elle permet de faire vaut largement l’investissement (dans les deux euros, si mes souvenirs sont exacts).

Entre autres choses – mais c’est ce qui me paraît le plus intéressant – ProCamera vous permet de régler et bloquer indépendamment la mise au point et l’exposition de l’appareil. Par exemple, vous pouvez facilement ajuster un contre jour ou au contraire en jouer pour donner des effets à votre image. Et même si vous ne comprenez rien aux notions d’expo ou de mise au point, il suffit de faire quelques essais pour en comprendre le fonctionnement. C’est très bien fait et la qualité des photos s’en trouve instantanément transformée. Ça, c’est le plus important.

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Mais pour obtenir ces photos macro, j’ai ajouté une autre petite chose indispensable : un mini objectif aimanté qui se fixe devantcelui de l’appareil. J’avais trouvé celui-ci pour une vingtaine d’euros sur Photojojo, où je laisserais facilement chaque mois la moitié de mon salaire si je m’écoutais. En réalité, le set contient deux objectifs : un objectif grand angle très ludique à utiliser car il est très déformant, et un objectif macro (qu’on obtient en dévissant une partie de l’objectif grand angle).

C’est avec ce dernier que je me suis amusée à prendre en photo toutes les minuscules fleurs que j’ai pu trouver samedi aux Buttes Chaumont. L’exercice n’est pas simple car il faut s’approcher très près de son sujet et que le moindre mouvement (le vôtre ou celui de votre sujet) rend la photo très floue, sans compter la très courte profondeur de champ. Pour obtenir ces quelques clichés, j’ai dû user de beaucoup de patience, mais le résultat me semble acceptable et surtout, moi qui rêve de faire de la macro depuis des années, j’ai pris beaucoup de plaisir à faire ces images en me promenant.

Et voilà, mon Iphone un peu amélioré n’a plus de secret pour vous. Bonne journée sous le soleil, tout le monde!

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Vision (très) grand angle

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Laissez-moi vous présenter mon nouveau joujou préféré sur l’Iphone. Les images parlent d’elles-mêmes : c’est un petit logiciel qui permet de faire des photos panoramiques directement depuis l’Iphone. Il en existe plusieurs et honnêtement, j’ai choisi celle-ci un peu par hasard, mais je la trouve plutôt bien faite.

On peut prendre des photos en mode portrait aussi bien qu’en mode paysage et faire des panoramiques en hauteur, mon grand dada, même si on ne le voit pas ici. La résolution des photos est très honnête (on reste sur un Iphone, donc ne vous attendez pas non plus à des miracles, mais c’est plus qu’acceptable pour envoyer aux copains et partager sur Facebook) et pourvu qu’on ne tente pas de prendre des sujets en mouvement, les images sont plutôt bien raccordées les unes aux autres. Elle coûte un peu plus de deux euros, mais si je tiens compte de toutes les photos marrantes faites avec depuis deux semaines, c’est déjà largement amorti.

J’ai mis en ligne quelques photos neutres, mais en réalité, c’est surtout amusant pour faire des photos de famille, de vacances etc. La vision panoramique donne une touche pseudo « je sais faire du joli avec du presque rien » tout ce qu’il y a de réjouissant pour l’ego. Si vous voulez la télécharger, c’est ici.

Et aussi, sans transition aucune, je voulais vous dire deux mots à propos d’une charmante crêperie découverte il y a quelques jours dans une petite rue improbable du quinzième. Ça s’appelle Charlotte aux crêpes.

Apparemment, c’est tenu par une petite bande de trentenaires (un peu moins, même, je dirais). La déco est supra sobre et la salle un peu trop vaste pour être aussi conviviale qu’on le voudrait. Mais on est accueilli très chaleureusement, servi presto et avec le sourire. La carte est à tout petit prix (entre 6 et 9 euros la galette, entre 4 et 7,50 euros les crêpes) et change tous les jours. Le cidre, même en pichet, y est très bon. Et foi de parisienne élevée aux galettes saucisses du vendredi breton, on y mange très bien.

Ils ont un site, encore en construction et je sens que ce petit resto qui ne se la joue pas va devenir notre cantine. Donc voilà, si vous cherchez un endroit cool dans le quinzième pour casser la graine, je vous les recommande.

Charlotte aux crêpes
18, rue Miollis – Paris 15e
01 47 83 20 21 (du mardi au vendredi – seulement le midi les lundis)

Les dernières heures des livres?

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Voilà des mois que j’hésite à m’offrir un lecteur de livres électroniques. Sur ce sujet, je suis en butte à toute sorte de sentiments très partagés. Le scepticisme d’abord : mu par le fameux « on ne pourra jamais remplacer le papier ». La curiosité : à quoi ressemble l’encre électronique? Quelles nouvelles habitudes de lecture adoptera-t-on? L’enthousiasme : imaginez tous ces livres aujourd’hui tombés dans le domaine public, accessibles gratuitement! Et bien entendu, une pointe d’angoisse. En ma qualité d’auteur, il m’est difficile de ne pas entrevoir le manque à gagner dans un futur proche en matière de revenus (déjà très faibles, dans l’édition). Et enfin, renouveau d’enthousiasme en pensant à tout ce que cela représente comme possibilités nouvelles pour les auteurs, l’explosion, certainement, de l’auto-édition, par exemple. C’est toujours quelque chose de grisant, d’entrer dans un nouveau cycle.

Lundi matin, j’ai reçu mon nouvel Iphone, lequel dispose – entre autres choses – d’une toute nouvelle application : I-Books qui n’est autre qu’un lecteur de livres électroniques. Après trois jours d’utilisation, quelles que soient les défauts de l’application telle qu’elle se présente aujourd’hui, je suis certaine d’une chose : aussi sûrement que le Mp3 a remplacé le disque, les formats numériques remplaceront les livres (et plus généralement, le papier).

Je ne peux pas dire que cette idée me ravisse totalement, mais je suis convaincue à présent que c’est inéluctable. Je sais aussi que je m’engouffrerai dans cette nouvelle manière d’appréhender le livre et qu’un jour pas si lointain, le papier ne sera plus pour moi que de l’histoire ancienne, laissant seulement une marque nostalgique vive, mais dérisoire. Un peu comme le souvenir de la vie quotidienne avant que n’apparaissent les téléphones portables.

Bien entendu, je suis agacée de devoir lire sur un écran minuscule. La possibilité de paramétrer la taille du texte est, elle aussi, un renoncement au confort : dans une taille de police agréable, l’écran affiche deux phrases par page ; si je tiens à lire de vraies pages, la police est alors trop petite. C’est vrai, on perd le plaisir inexplicable de tourner la page, le parfum du papier. Même si je pense que c’est aussi une question d’habitude et que la légèreté de l’iphone ouvre d’autres portes dans la recherche du confort. Autre constat déplaisant : les livres gratuits n’ont pas, à l’évidence, bénéficié des relectures, ni de l’attention soutenue d’un éditeur et sont truffés de coquilles.

Tout cela est vrai.

Sur la boutique Ibooks, qui regroupe aussi bien des livres payants (au même prix que la version papier, un vrai scandale quand on sait que les prix cumulés de l’impression, du stockage et du transport représentent le plus gros morceau du gâteau dans le coût d’un livre) que des livres gratuits. Mais tout cela est mal organisé, fouillis, confus et je n’ai toujours pas trouvé comment savoir en quelle langue est un livre avant qu’il soit téléchargé (le titre ne parle pas toujours de lui même : Eugénie Grandet reste Eugénie Grandet en anglais).

Cependant, je constate que la lecture d’un bon roman (je suis en train de relire Jane Eyre) dès le moment qu’il vous captive.. vous captive assez pour que vous passiez sans trop de difficulté sur l’inconfort de lecture. D’autant plus que le livre électronique apporte bien d’autres avantages : les signets, la possibilité de les organiser, de surligner un passage, d’ajouter une note. Plus de pages cornées, de texte confus ajouté dans la marge, de trace de crayon de papier. Pour moi, elle presque révolutionnaire, cette simplicité nouvelle dans la prise de notes car contrairement à son équivalent sur papier, elle ne perturbe pas le rythme de la lecture.

Enfin, il me faut avouer que je suis prise de vertige par le volume immense des livres disponibles gratuitement. J’ai beau être directement concernée par la question des droits d’auteurs, je reste persuadée que le livre dans sa forme actuelle est trop cher et que toute possibilité d’en réduire le coût est une excellente chose. Pour ce qui est des ouvrages gratuits, il faut, bien entendu, aimer la littérature classique, mais par chance, c’est mon cas. De ce point de vue, je suis comblée au delà de mes espérances. En quelques jours, j’ai découvert de nombreux sites internet très complets, celui de la BNF en tête, qui permettent de télécharger sans dépenser le moindre sou plus de choses que ce que nous serions capables d’emmagasiner en une vie.

L’inconfort – relatif – de lecture demeure donc le seul véritable frein. Déjà levé par l’arrivée de l’Ipad si j’en crois les divers points de vue entendus. La lecture de bandes dessinées elle-même y est paraît-il, très agréable.

Je m’aperçois que l’arrivée de ce nouveau format, en définitive, m’inquiétait. Comme si la littérature courrait le risque de disparaître avec le papier. Je sentais bien qu’il y avait là une révolution en marche, déjà irréversible, mais j’avais peur d’y perdre trop au change. Je suis heureuse de constater que cette première expérience avec l’Iphone, même si elle demeure imparfaite à bien des égards, me tranquillise immensément.