Bribes d’Australie – Les Whitsundays ♡

Dans le dernier billet, je vous ai laissé à Hamilton Island. Aujourd’hui, nous survolerons les Whitsundays et la grande barrière de corail, avant de nous poser à Hayman Island. Voici donc à nouveau quelques idées à piocher pour la feuille de route de votre voyage.

+Survoler les Whitsundays
Deux options s’offrent à vous si vous désirez vous y rendre : prendre le bateau (vous pouvez le faire depuis la côte, ou depuis certaines îles) ou… louer un hydravion (la compagnie Air Whitsunday est la seule habilitée à se poser sur la plage, si je ne me trompe pas). C’est cette dernière qui nous a été proposée et, pour une fois, ma préférence ne va pas au bateau : c’est définitivement cette deuxième option que je vous recommande. Le spectacle est à couper le souffle. D’ailleurs, je me souviens que nous avons fait une bonne partie du trajet dans un silence complet, pour ne pas dire carrément religieux.

Je me demande toujours comment on ressent tout ça lorsqu’on est le pilote et que, ce trajet, on l’effectue deux fois par jour, deux cent cinquante jours par an. Vous croyez qu’on se lasse ?

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+ Boire le champagne à Whiteheaven Beach
Lorsque nous avons débarqué sur la plage de Whiteheaven beach, je me sentais encore sonnée par le spectacle que nous venions de contempler et je me suis contentée de m’assoir sur le sable pendant un bon moment pour reprendre mes esprits. Dans la formule qui nous était proposée, il était spécifié « apéro sur la plage » mais je n’en avais pas tenu compte. Dans la mesure où il était à peine dix heures du matin, j’en avais conclu qu’il s’agissait simplement d’une erreur.

Eh bien pas du tout. Une fois sur la plage, une glacière contenant tout ce qu’il fallait de champagne et de petits fours nous attendait. Aussi saugrenue soit cette idée, nous avons ouvert les bouteilles sans trop nous poser de question. Jamais le champagne ne m’a paru un symbole si frappant, pour marquer l’envie de partager un moment comme celui-ci, totalement surréaliste et euphorisant. Il fallait faire quelque chose pour célébrer. Alors pourquoi pas, en effet, du champagne?

+ Nettoyer ses bijoux
La légende dit que le sable de Whiteheaven beach est si fin (et sans doute aussi à cause des minéraux spécifiques dont il est fait) que l’on peut l’utiliser avantageusement pour faire briller ses bijoux. Je n’ai pas osé tenter l’expérience, mais effectivement, le sable est d’une finesse hallucinante.

+Faire chanter le sable
C’est drôle parce que je n’ai trouvé cette petite anecdote nulle part, alors que c’est la première chose que j’ai remarquée : le sable chante. Comme celui de certaines plages des îles de la Madeleine, au Canada, et dans différents endroits dans le monde. Si vous marchez vite, en vous appuyant bien sur les talons, le sable se met à chanter. J’admets que le choix des mots est un peu trompeur : le sable, bien entendu, crisse plus qu’il ne chante. Mais l’idée est là et c’est très amusant à faire, ce petit squinch, squinch squinch.

+Et en bateau?
Juste pour information, vous pouvez aussi vous rendre ici en voilier, un emplacement spécial est prévu pour le mouillage et vous aurez l’avantage de pouvoir profiter de la plage une journée entière. Sachez aussi qu’un chemin de randonnée vous permet d’accéder à ce point de vue à couper le souffle, qui donne sur la baie (la toute première image de ce billet). Donc si l’hydravion vous semble une option trop onéreuse (on ne va pas se mentir, ce n’est pas exactement bon marché, cette affaire), la voie des mers compte, elle aussi, nombre d’avantages.

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+ Survoler la Grande Barrière de Corail
Après notre apéritif matinal, nous avons repris l’avion pour survoler la Grande Barrière de Corail (j’ai du mal à croire que je viens d’écrire ça)… avant de se poser sur le récif pour une séance de snorkeling. Je ne sais pas ce qui, du survol du récif ou de la plongée, m’a le plus impressionnée. Les photos du récif vu d’avion ne vous donneront qu’une mince idée de la réalité. Et, pour ce qui est du récif, c’était la première fois que je voyais une telle diversité de coraux. Une expérience absolument hypnotisante. Et je ne parle de pas des bénitiers multicolores, ni des bancs de poissons d’un bleu phosphorescent qui gambadaient autour de nous comme si nous n’étions pas là.

Petite précision : la compagnie avec laquelle nous voyagions s’est montrée très concernée par la question environnementale, on pouvait trouver à bord beaucoup de documentation et une partie du trajet est consacrée à l’exposé des précautions à prendre et des moyens utilisés pour la protection du récif – et c’est vrai pour toutes les activités en pleine nature auxquelles nous avons pris part – ce qui, bien entendu, a son importance.

+ N’oubliez pas votre Go Pro !
Ou essayez de vous en faire prêter une. Ne faites pas comme moi, quoi ;)

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+ Hayman Island, Le paradis
J’ai passé pas mal de temps à m’interroger sur le luxe, pendant ce voyage. Car voyez-vous, je suis le genre de personne à raconter à qui veut l’entendre que ce n’est pas franchement mon truc, le luxe. Et de fait, les quelques fois où il m’est arrivée de côtoyer « ce monde hors du monde », j’ai souvent trouvé l’expérience assez factice. Pour ne pas dire quelquefois carrément ridicule, voire choquante.

À Hayman Island, au One & Only qui occupe la majeure partie de l’île et où nous avons séjourné deux jours, j’ai fait l’expérience ce qu’était le VRAI luxe. Du moins le luxe comme je le comprends et comme je l’aime.

L’espace, bien entendu, est de toute beauté. Vous pouvez chercher autant que vous voudrez, il n’y a pas la moindre trace d’à peu près ici, même lorsque vous vous aventurez dans des recoins moins visités. Mais c’est à un tout autre niveau que le luxe, ici, m’a paru éclatant : on se sent bien, ici. Je ne sais pas comment ils parviennent à maîtriser ce prodige, mais là où tant d’autres ne réussissent qu’à vous mettre un peu mal à l’aise au milieu de tout ce déploiement de perfection, je parie qu’au bout de quelques jours, on se sent totalement chez soi, à Hayman Island. Comme à la maison, sauf que c’est dix fois mieux qu’à la maison (dans la mesure où ma chambre possédait son ponton privé pour accéder à la piscine, on peut même aller jusqu’à dire cent fois mieux qu’à la maison)(et pourtant, c’est déjà pas mal du tout, la maison, alors je vous laisse imaginer).

Tout est pensé au millimètre près. L’aménagement de l’espace à lui seul donne la sensation que tout est fait pour prévenir le moindre de vos besoins, anticiper le plus petit de vos soucis. Sans compter la prévenance du personnel, évidemment et des petites attentions qui vous sont prodiguées régulièrement au cours de votre séjour. Naturellement, il est inutile de m’étendre sur la nature des activités que vous pouvez y pratiquer : à peu de chose près, tout ce qui pourrait vous faire plaisir se trouve à portée de main.

Au One & Only, nous avons également eu le plaisir de dîner à la table du chef français Karim Hassene, qui supervise les cinq restaurants de l’hôtel. L’écouter raconter son parcours rocambolesque et exemplaire est l’un des souvenirs les plus marquants de ce voyage et je vous encourage, si vous en avez l’occasion, à vous pencher sur les interviews ou les portraits qui pourraient être faits de lui. De manière générale, j’ai beaucoup aimé entendre le parcours des différents dirigeants des hotels dans lesquels nous avons séjourné et avec qui nous avons eu l’occasion de dîner, durant ce séjour. Mais je pense que j’aurai l’occasion d’en reparler.

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+ L’ivresse du Cacatoès !
Je vous laisse sur cette photo : l’eau de coco dans sa noix, qui reste fraîche pendant des heures même si le soleil est de plomb, pendant que les cacatoès la contemplent amoureusement dans l’espoir de pouvoir en croquer un morceau. Lorsque qu’ils parviennent à leurs fins, leur museau – je ne connais pas le terme approprié – se colore de brun. Et s’ils ont trop mangé, ils font une overdose de sucre qui les laisse complètement KO pendant un moment. Ainsi, si vous croisez sur la plage un cacatoès complètement avachi sur le sable, les plumes de travers et les yeux vitreux, ce n’est sans doute pas parce qu’il est mourant, mais simplement shooté à la noix de coco, littéralement.

Dans le prochain billet, on ira se perdre dans la forêt tropicale :) D’ici là, je vous souhaite d’aller bien et de faire des choses qui vous rendent heureux !

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19 réflexions sur “Bribes d’Australie – Les Whitsundays ♡”

  1. Christelle J.

    stupéfiant de beauté
    tes photos sont sublimes
    et pour ne pas trop casser l’ambiance, tu nous donneras un estimatif budgétaire ? (oh la vilaine expression)

    1. Anne-Solange

      Oui, bien sûr :) Attention ça pique. Pour le survol des Whitsundays comme nous l’avons fait (la formule Wouaouw donc) il faut compter dans les 550 dollars australiens, mais il y a aussi des formules moins chères. Pour les tarifs du One and Only de Hayman, c’est clairement au-dessus du budget de presque n’importe qui, mais il faut checker les offres régulièrement et tomber sur le bon moment. Sans réduction, les prix démarrent à 850 dollars la nuit (sachant que globalement, l’hôtellerie est chère : on est aussi allés dans des hotels un peu roots avec un prix de base à 180 dollars)

  2. C’est à couper le souffle Anne-Solange!
    Je commence à regarder les destinations de voyage de noces, et mon coeur balance entre l’Australie et le Brésil. Penses-tu que 15 jours sur place permettent d’avoir un bel aperçu de l’Australie? Conseillerais-tu ce voyage pour une lune de miel?

    Merci beaucoup !

    belle journée
    alexandra

    1. Anne-Solange

      Normalement, je dois y retourner cette année (c’est le cadeau d’anniv de mon mari pour ses 40 ans ^^) et nous avons prévu 20 jours, soit 18 sur place. C’est vraiment peu, honnêtement. Mais trois semaines aussi, c’est peu. Et un mois aussi.
      Je crois qu’il faut surtout essayer de ne pas trop charger la mule et accepter qu’on ne pourra pas tout faire. Qu’on pourra y revenir et que ce n’est pas forcément « le voyage d’une vie ». Ce que nous avons fait en 10 jours pour ce voyage de presse, je pense qu’il en faudrait au moins le double pour apprécier vraiment et prendre le temps de tout découvrir tranquillement.

  3. Merci pour cet article qui me rappelle de si bons souvenirs! Nous n’avions pas pu nous rendre aux Whitsundays mais tes photos (toujours aussi magiques) me donnent envie de sauter dans le premier avion!
    xx

  4. C’est incroyablement beau ! Je regrette de ne pas y être allée lorsque je suis partie dans le Queensland l’an passé, c’est vraiment sublime… Et bravo pour les belles photos qui sont un superbe hommage à ces paysages <3

  5. Lieux enchanteurs, voilà ce qui me vient tout de suite en tête!
    C’est si merveilleux qu’une telle beauté existe :-))
    Pour répondre à ta question, j’ai eu l’occasion de voir le soleil se lever sur une magnifique baie tous les matins pendant 3 ans et je me suis dit, chaque jour, sans exception : mais que c’est beau avec un grand sourire. La nature a cette infinie ressource d’être légèrement différente chaque fois que tu lui prêtes attention, alors comment s’en lasser ?
    J’aime beaucoup ta définition du vrai luxe, celui qui n’est pas ostentatoire. Cette recherche de perfection pour être « parfaitement merveilleux », quand la magie coule de source.
    C’est si agréable de voyager avec toi ;-)
    Belle journée Anne-Solange

  6. Tes photos sont sublimes. J’ai passé un an en Australie il y a 10 ans, 1 an avec cette sensation qu’il suffisait de faire clic clic sur l’appareil : les paysages se suffisent à eux-mêmes. Loin de moi l’idée de diminuer ainsi ton talent évidemment, il s’agit bien ici de renforcer l’idée que ce pays est assez magique. Il reste pour moi un endroit précieux parcouru à la roots avec si peu d’argent en poche et le sac à dos sur le dos, me rappelant à l’essentiel, me faisant découvrir MON essentiel.
    C’est en Australie que j’ai été sensibilisée à notre « mère la terre », c’est de là-bas que je rapporte une réflexion un brin écolo sur ma vision du monde, et aussi un amour pour les nuages, les vagues, l’horizon, les déserts.

    Impossible de tout voir dans ce pays gigantesque, et c’est ce qui en fait son charme aussi. Cette petite portion est assez incroyable. Il parait que la côte Ouest que je n’ai approché que de trop loin est d’autant plus impressionnante qu’elle est moins touristique.

    Merci en tous cas de me replonger dans mes souvenirs. :-)

    Elise

  7. Woooo tes photos sont superbes! La couleur de l’eau est incroyable, j’hésite même à mettre mes lunettes de soleil pour lire ton article ;-)

  8. Mon dieu, ces photos, ces couleurs, cette vue..! Epoustouflant, tout simplement. J’ai adoré suivre tes aventures Australiennes en tout cas, avec les petits conseils et anecdotes qui m’ont fait sourire :)
    A très vite!

  9. Reportage magique. Ai beaucoup aimé le chant du sable. Vous m’avez redonné le désir de partir en Australie alors qu’il m’avait quitté. Merci et Bravo

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