La bonbonnière de Chloé.S
Tags: bonnes adresses • ChloéS • cupcakes • paris • Photos
Attention les yeux, voici l’un des salons de thé les plus mignons de Paris. Vous êtes chez Chloé, ancienne photographe reconvertie dans les cupcakes. Je suis toujours pleine d’admiration pour ceux qui parviennent, comme c’est le cas ici, à vous plonger dans un monde parallèle à la seconde où vous avez passé le pas de leur porte.
Ici, on se croirait quelque part dans les années soixante, aux Etats-unis évidemment, et dans un monde où tout aurait la saveur sucrée de la dolce vita. Tout est pensé dans le moindre détail, jusqu’à la playlist qu’on aimerait bien, je dois dire, pouvoir s’offrir avant de partir.
J’ai plusieurs fois goûté les cupcakes de Chloé qui en réalise pour de nombreux événements (tous les détails sur son site) et je peux donc vous recommander le lieu les yeux fermés si vous passez par là. Lorsque je suis passée au salon de thé, la semaine dernière, il était trop tôt à mon goût pour un gâteau, j’ai donc opté pour un caffe latte… à la crème de spéculoos. My god, j’ai cru un moment que mon palais ne voudrait plus jamais goûter à autre chose. Je vous laisse avec plein d’images, aujourd’hui. Bonne journée les amis!
Chloé.S
40 rue Jean-Baptiste Pigalle
75009 Paris
www.cakechloes.com
? Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour visionner les images ?
puis sur les boutons « prec » et « next » pour les faire défiler

Je n’avais jamais séjourné, avant la semaine dernière, dans un centre de thalassothérapie. Et pour dire les choses tout à fait franchement, me proposer de passer quelques jours en thalasso, c’est un peu comme si on m’avait convié trois jours à l’hôpital pour passer du bon temps. L’invitation du centre de Pornic tombait à pic pour me permettre de me faire enfin une idée sur la question. À l’issue de ces deux jours je reste tiraillée entre deux points de vue parfaitement opposés, je m’en vais donc vous raconter tout ça recto-verso…
Verso // Ici, le curiste porte fièrement peignoir. Personne, apparemment, n’est embarrassé par la trivialité d’une telle situation qui me donne, à moi, la sensation gênante de partager ma salle de bain avec de parfaits inconnus. Est-ce la raison pour laquelle les curistes semblent avoir fait vœu de silence lorsqu’ils déambulent dans le centre? Comme un dernier rempart, peut-être, à leur intimité.
Recto // Une chambre avec vue sur la mer. Un balcon qu’à Paris on nommerait « terrasse ». Une nuit presque à la belle étoile, porte fenêtre grande ouverte sur le fracas des vagues, deux cent mètres plus loin. Un lit pour deux personnes où, seule, on peut s’affaler en étoile. Rrrrrrrrr.
Verso // Les salles de soin sont dotées d’une déco qui n’est pas sans rappeler la touche cosy d’un blog opératoire : murs blancs, lumière blafarde, aucun mobilier autre que purement utilitaire. Certaines personnes tout à fait bien portantes – ici, les curistes ne viennent soigner nul rhumatisme, nulle maladie de peau – éprouvent donc le besoin de s’entourer d’un environnement médical pour avoir l’impression qu’elles se font du bien. Chacun son truc, après tout.
Recto // Il faut bien reconnaître qu’une fois la lumière éteinte, les jets massants de la baignoire magique sont un pur délice qui vous fait la jambe légère et le dos reposé. Presque aussi efficace qu’un massage manuel, le bon goût de la solitude en plus. En sortant de la pièce, on se surprend à calculer le prix d’un tel outil à domicile. Pas sûre que les voisins goûtent les sonorités très « réacteur d’avion » de l’engin, mais enfin.
Verso // L’enveloppement aux algues me donne la sensation très nette d’avoir été changée en un homard qu’on ferait mariner dans sa sauce. Bof. L’ambiance sarcophage de la couverture chauffante dans laquelle je suis ficelée ne me dit rien qui vaille et la déco très, disons minimaliste serait presque stressante si, cette fois, je n’avais pas pris soin de me munir de mon distributeur de musique.
Recto // Mmmmmmm, le gommage au sel et aux huiles essentielles. Les salles de l’étage spa, en revanche, sont jolies comme tout, l’ambiance douce, la lumière soignée. Et je n’ai que quelques mètres à parcourir, ensuite, pour aller siroter un délicieux smoothie avant de regagner ma chambre, ma terrasse, le soleil et le calme. Le Royaume, contrairement à ce que m’assurait ma grand-mère, est parfois de ce monde.
Verso // Le midi, tous ces curistes en peignoir, mine affectée « je prends soin de moi », posture bien-être de rigueur, silence religieux devant le carpaccio de navet, me filent un bourdon pas possible. Ma vision du bien-être comprend le bruit, la vie, les rires qui fusent autour d’une table, le vin, la joie. Incompatible, semble-t-il, avec l’esprit général.
Recto ET Verso // Dans mon assiette : miam! Légumes émincés finement, lentilles aux petits légumes crus et aux dattes, salades de pois chiches… un peu trop chiche, tout cela, justement. Décidément pas assez copieux pour mon appétit d’ogresse. Apparemment, tenir un blog n’est pas sans lien avec un appétit hors normes: je ne crois pas trahir quiconque en affirmant que toutes les invitées étaient au moins aussi affamées que moi. Ambiance Koh Lanta autour de la table devant le dernier morceau de pain.
Recto // L’apéro au champagne sur la terrasse, quand le soleil devient plus doux. La vue sur mer, les impressions contrastées des unes et des autres, les commentaires sur les différents soins de la journée. L’impression, un peu, d’être en colo. Notre désarmante indiscipline. La connivence amusée devant les plats un peu légers.
Verso // Les noms alambiqués partout pour dire des choses simples. La portée commerciale des « detox », « massage maori », « adyurvédiue » etc. me laisse décidément de marbre.
Recto // Le buffet du petit déjeuner. Gargantuesque, sain, aussi varié qu’on peut le souhaiter (il y a même un instrument qui vous fait des œufs à la coque), sélection de journaux quotidiens tout frais, la vue sur mer. Commencer sa journée par un moment parfait, quel privilège.
Recto // La qualité irréprochable des soins prodigués. « Vibration japonaise », une suite d’étirements et de vibrations pratiqués par un sophrologue dans une pièce claire qui donne sur un jardin japonais est une expérience qui me laisse extatique. Je commence à entrevoir le sens du mot relaxation… et peut-être à comprendre pourquoi les curistes n’éprouvent pas le besoin de gesticuler/papoter à tout va.
Verso // La petite musique « spécial relaxation, détente, massage » qui m’horripile. Non mais ça ne vous stresse pas, vous ces petits miaulements entrecoupés de notes cristallines éthérées sur fond de percussions ésotériques?
Recto // Le chemin des douaniers, au tout petit matin. Toutes les villes côtières ont leur propre « chemin des douaniers », mais celui-ci me laisse une impression de paix rarement atteinte. Depuis la thalasso, prendre à gauche plutôt qu’à droite. Au moment où le soleil baille encore aux corneilles, c’est idyllique.
Recto // La plage en contrebas où l’on peut aller paresser dès que la chaleur pointe son nez. Le port de Pornic, à dix minutes du centre, pour se promener et renouer avec la vie. La crêperie « La Fraiseraie » avec sa terrasse lilliputienne dissimulée qui donne sur le port. Les accents si typiquement bretons de cette petite ville taillée sur mesure pour les vacances. Les jolies maisons. L’odeur du port qui me fait me sentir chez moi.
Recto // Quelles que soient mes réserves, j’ai passé un très, très bon moment. Mon téléphone ne captait pas, internet ne passait pas et finalement, c’était bien. Une vraie coupure dans un lieu magnifique pour se faire dorloter, même quand ce n’est pas prévu au programme, c’est un délice.
? Vous pouvez cliquer pour voir en grand ?
La balle au bond
Tags: paris • Photos • Roland Garros
Avant toute chose, il me faut vous dire que je suis restée sans voix par l’avalanche de commentaires laissés sur le billet d’hier à propos de cette belle collaboration avec Lancel. Bien entendu, je n’ignore pas que la possibilité de gagner un exemplaire de notre sac y est pour beaucoup, mais les petits commentaires ajoutés ici et là me laissent penser qu’au-delà du concours vous êtes enthousiastes et qu’il vous plait. Je me rends compte que je n’ai pas évoqué, hier dans mon billet, le trac avant d’appuyer sur le bouton « publier ». Cette boule à l’estomac qui, quelques secondes avant le verdict du jury, vous fait douter de tout. Je ne sais pas comment vous remercier pour cet accueil si chaleureux. C’est un moment délicieux que vous m’avez fait vivre hier. Merci mille fois pour ça.
Nous vous tiendrons bien entendu au courant, concernant l’association à laquelle nous avons choisi de reverser les royalties. Toutes les dispositions contractuelles n’ont pas encore été finalisées, ce qui explique que nous n’ayons pas encore mentionné son nom. Mais c’est en cours. Avant d’en venir au billet du jour, je vous encourage, si ce n’est déjà fait, à faire un tour sur le blog de Marie qui a fait une vidéo très amusante de notre visite, on a l’impression de voir le sac se coudre sous nos yeux (ce qui, dans la réalité a tout de même demandé une journée de travail).
Il est maintenant temps, sans transition aucune, de passer au sujet d’aujourd’hui.
Lundi, je me suis rendue pour la première fois à Roland Garros. Je ne compte pas les fois où j’allais, micro à la main, courir après les interviews du temps où j’étais jeune journaliste et où je ne voyais rien d’autre que les salles de presse et les joueurs après le match. Cette fois, j’ai enfin pu profiter de l’ambiance. Malgré la chaleur écrasante, la foule ahurissante, le déplacement valait amplement le détour.
Je pourrais évoquer l’élégance – relative mais réelle – de certaines personnes, des organisateurs notamment et du lieu qui contre toute attente invite à la ballade, cornet de glace à la main, spartiates aux pieds. Mais sur ce point les photos, je l’espère, parleront d’elles-même. Lundi, c’est l’atmosphère qui régnait sur le court central qui m’a le plus marquée.
J’ai aimé l’attitude du public, respectueuse des sportifs venus jouer, en plus de quelques balles, un peu de leur carrière. Sa façon de ne pas prendre parti trop ostensiblement pour un joueur plutôt qu’un autre. Les applaudissements pour encourager un concurrent dont la volonté faiblit devant un adversaire un peu plus fort, encouragements encore, quand arrive la fatigue de part et d’autre du filet. Cette préoccupation constante de respecter le jeu, ne pas perturber les joueurs.
Et aussi les panamas en quantité, vissés au crâne des spectateurs, le blanc qui domine sur les vêtements, comme un lointain clin d’œil à l’élégance passée du tennisman, subtile marque nostalgique, exprimée avec toute la légèreté, toute l’insouciance qu’elle mérite. Les ramasseurs de balles, aussi, le zèle touchant de ces jeunes passionnés trop heureux d’approcher leurs idoles et qui placent toute la concentration dont ils sont capables dans l’accomplissement d’une tâche pourtant insignifiante. Le rituel de la terre que l’on humidifie entre deux matchs. Le ballet des juges de touche, la voix posée de l’arbitre installé sur sa chaise qui n’attribue jamais un point sans l’accompagner d’un « en faveur de mademoiselle/monsieur… ». La danse du public, enfin, qui va et vient sans bruit, les gestes qui témoignent d’une position inconfortable et volontiers subie pour le plaisir du mach. La chaleur elle-même m’est apparue lundi comme une composante naturelle du déroulement d’un match.
Bien entendu, tout cela ne peut suffire à faire de moi une mordue de tennis. Pourtant, je me demande si l’an prochain, à l’approche du tournoi je n’aurai pas envie de m’offrir à nouveau une journée comme celle-ci pour le plaisir de faire partie de cette foule. La toute première, je crois, à laquelle il m’ait été plaisant d’appartenir.
J’en ai aussi profité pour faire une petite revue de style pour le site événementiel MyLittle RolandGarros, réalisé, vous l’aurez compris, par la talentueuse équipe de MyLittleParis qui m’enchante chaque semaine de ses belles idées. La seule newsletter que je savoure avec joie chaque fois qu’elle arrive sans ma messagerie. Si vous voulez le consulter, l’article sera en ligne dans la journée, mais surtout prenez le temps de parcourir le site si le tournoi vous tient en haleine, on y apprend plein de petite choses sympas.
PS : Il me semble que ces photos sont plus jolies à regarder en grand format, vous pouvez donc cliquer sur les images pour les voir en plus grand.
? La vie en vert
? La vie en terre battue
? La vie en bleu









