Oh Jimmy !

Tags:

jimmy-fairly-001

Petite interruption du programme mauricien pour vous parler de cette collaboration avec une jolie marque toute jeune qui mérite de faire parler d’elle : Jimmy Fairly, c’est un opticien en ligne.

J’en avais parlé il y a un moment, de cette petite passion que je nourris pour les lunettes bien qu’aucune nécessité ne m’oblige à en porter. À l’époque, mon billet avait soulevé pas mal d’indignation. Mais tant pis, je persiste : j’aime la façon dont les lunettes peuvent modifier radicalement l’apparence, un peu comme une nouvelle coupe de cheveu. Ce qu’elles révèlent ou dissimulent sur un visage.

Lorsque Sacha et Antonin, les deux créateur de Jimmy Fairly m’ont proposé de travailler à une édition limitée spécialement pour Cachemire & Soie, je n’ai pas hésité. Toutes les personnes autour de moi pourront en témoigner : voilà un petit moment qu’elles ne quittent plus mon nez. Elles sont trèèèès confortables (je peux les porter toute la journée sans ressentir aucune gêne) et la version solaire a passé haut la main le test « navigation côtière à l’Ile Maurice » ce qui me semble plutôt bon signe.

Vous pourrez les trouver ici, sur le site de Jimmy Fairly. Il y a un petit logo « Cachemire & Soie » sérigraphié sur la face interne des branches. Comme je vous le disais, je ne porte pas de correction, mais d’après ce que l’ai compris, leurs prix ne sont vraiment pas très élevés. Et cerise sur le gâteau, pour chaque paire achetée, une paire est offerte à une personne dans le besoin. Pour choisir vos lunettes, il suffit de sélectionner les quatre paires qui vous plaisent le mieux, de les essayer tranquillement chez vous et de retourner la boîte en spécifiant votre choix (ainsi que la nature de la correction dont vous avez éventuellement besoin) et voilà.

Ah, et il se passe un truc terrible, avec ces lunettes. Les lunettes de vue, je dois m’obliger à ne pas trop les porter pour ne pas habituer les gens à me voir avec elles : j’ai l’impression que je suis mieux avec que sans. Enfin. Demain, promis, on retourne se la couler douce dans les îles (ce blog n’aura pas été aussi alimenté depuis un bon moment, mais c’est bien, je suis contente)!

jimmy-fairly-002

jimmy-fairly-003

Les petites couleurs

Tags:

palettes-001

Ces derniers mois, je n’ai pas eu vraiment le temps – ni l’envie – de m’intéresser à la mode. Les vêtements que je porte sont ceux des années précédentes et je n’ai pas la moindre idée de ce qui fleurit en ce moment sur les portants de mes boutiques préférées.

Bientôt, je le sens, je vais avoir envie de nouveauté. Mais pour le moment, je l’apprécie pleinement, cette période pendant laquelle, je ne me soucie de rien d’autre que de mes fantaisies. Dans quelques semaines, que je le veuille ou non, mon œil s’habituera à de nouvelles couleurs, de nouvelles coupes, aux idées inédites pour assortir telle ou telle pièce de ma garde-robe. Mais en attendant, je fais exactement ce qui me plait…

Du rose poudré, avec cette couleur indéfinissable qui me rappelle celle de l’encre noire, tout juste bue par le papier*.

palettes-002

Un bleu électrique, mêlé à un autre plus clair, presque ciel et à ce vert grisé qui s’accorde si bien avec l’or mat des mèches blondes les plus claires.

palettes-003

Du rose poudré, encore, mais avec ce rouge légèrement orangé, baptisé d’un nom qui suffirait, de toute façon, à me le faire aimer : « Tasmanian Devil made me do it ».

palettes-005

Et enfin cette combinaison curieuse de beige et de rose Barbie qui évoque les glaces à la fraise qu’on trouve dans les fêtes foraines. Mais avec ce vert-là, ainsi déniaisé, je lui trouve un charme indéfinissable.

palettes-004

* Ces chaussures font partie de la collection de Pierre Alexis Hermet, lauréat du concours Bata de cette année. J’ai eu l’honneur de faire partie du jury qui l’a élu pour créer sa première collection et je reste fascinée par le travail qui a transformé les croquis, déjà très prometteurs, en objets bien réels. Le modèle présenté ci-dessus est tout simple, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour ceux qui comportent des touches fluo, en particulier la spartiate. Vous pouvez voir l’ensemble de la collection ici.

PS: Hep! C’est le dernier jour du concours Faraway. Il vous reste donc quelques heures pour m’offrir un précieux cadeau : votre voix! Et peut-être m’envoyer quelque part au bout du monde (je ne sais pas encore où) pour faire un reportage photo.

De l’eau de Gardénia

Tags:

eau-cologne

L’eau de Cologne, à mes yeux, c’était ce parfum de pépé jamais correctement dosé qui empestait dans toute l’église, le dimanche matin, à la messe. Une odeur désagréable et subie. Pourtant, voilà un moment que je porte à mon tour une Eau de Cologne. Achetée à l’aéroport de Florence, l’an dernier, quelques minutes avant de sauter dans l’avion, jamais je n’aurais cru qu’elle deviendrait cette signature si personnelle qu’elle est maintenant pour moi.

Avec sa faible concentration en essence, elle est particulièrement volatile et presque impossible à identifier après une heure ou deux. Elle ne laisse pas de sillage sur le passage de celui qui la porte et n’appartient plus qu’à moi lorsque, au cours de la journée, je frotte mes poignets l’un contre l’autre pour en libérer les effluves.

Aucune composition alambiquée ici : seulement une fleur, le gardénia. Il m’a fallu un moment pour comprendre que je faisais partie de ceux qui préfèrent cette simplicité-là aux jus sophistiqués. Sans doute parce que de cette façon, cette fragrance ne correspond à aucune histoire spécifique. Ici, on ne cherche pas à m’embarquer dans un conte imaginé dans la grande salle de réunion d’une agence de publicité géante. Il n’y a pas de concept, pas de cible. En tout cas, je n’ai pas cette sensation.

Peut-être est-ce pour tout cela qu’en peu de temps, c’est comme si l’Eau de Cologne au gardénia était devenue un peu de la composition olfactive de ma peau. Je ne vous ai pas encore dit son nom : il s’agit de l’Eau de Cologne de la Officina Santa Maria Novella qui existe dans de nombreuses déclinaisons. Il me semble qu’elle n’est commercialisée à Paris que chez Amin Kader qui se trouve rue Guisarde, dans le sixième arrondissement.