Yum!

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J’avais prévu de publier cette petite recette pour Mardi Gras, mais le temps m’a manqué. Il s’agit d’une petite sauce au caramel et au chocolat que j’utilise pour les crêpes, en général (mais enfin, je suppose qu’elle peut convenir à bien d’autres utilisations) et qui est le fruit heureux d’une série de tests, ratages et malentendus. Elle vaut ce qu’elle vaut et ne comptez pas sur moi pour vous donner des indications précises – je fais toujours tout à vue de nez, mais d’après ce que j’ai pu comprendre, elle fait l’unanimité. La voici donc.

Il vous suffit de préparer un caramel avec une poignée de sucre en poudre et un peu d’eau. Lorsqu’il est bien doré, coupez le feu et ajoutez une bonne noix de beurre salé (j’ajoute encore une pincée de sel, personnellement), une lichette de crème fraiche liquide, une pointe de couteau de cannelle (attention à ne pas en mettre trop, il faut que ce soit à peine perceptible) et trois carrés de chocolat au lait Côte d’or.

Je pense que ce sont ces deux derniers ingrédients qui, mis ensemble, lui donnent un goût tout à fait particulier qui rappelle un peu le Carambar. Servie tiède sur des crêpes, c’est délicieux. Et je crois que si vous vous risquez à flamber le tout au Grand Marnier, vous ne serez pas déçus non plus ! Voilà les amis, c’est tout pour aujourd’hui. Bonne journée !

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Honey, honey, honey

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Vous ai-je dit que je venais de passer quelques jours en Irlande? Oui? Non? Je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas encore fini de trier les photos, mais je vous reparlerai bien vite de ces quatre jours irlandais. Je suis revenue de ce petit voyage avec plusieurs paquets de honeycomb, acheté à Belfast chez Aunt Sandra’s candy factory, une confiserie artisanale. Il me semble que le honeycomb est une spécificité des pays anglo-saxons, je n’en ai jamais vu en France.

Il en existe notamment une variante délicieuse, appelée Crunchie, que l’on trouve au même rayon que les Mars et les Milky Way et qui n’est autre que du honeycomb enrobé de chocolat. Jusqu’à cette visite à la confiserie de Belfast, j’étais persuadée que  l’obtention de ce croustillant au cœur d’ambre dont la texture s’apparente à celle de la meringue résultait d’une combinaison chimique particulièrement violente de produits forcément désastreux pour la santé. En voyant que ces artisans en produisaient, je suis immédiatement partie en quête de la recette pour faire son propre honeycomb, mais jamais je n’aurais imaginé que le secret tienne en si peu de mots : le bicarbonate de soude.

Sitôt engloutis les trois paquets achetés à Belfast, je me suis donc mise au fourneaux. Avec le résultat que vous pouvez voir en photo. Pour obtenir cette jolie apparence spongieuse diaboliquement croustillante, il suffit donc de faire un caramel à base de sucre (100gr) et de miel liquide peu parfumé (50gr ou un peu moins). Faites brunir légèrement votre caramel (à cause du miel, il sera probablement mousseux). Dès qu’il est à votre goût, ajoutez une cuiller à café de bicarbonate de soude (5gr), fouettez pour bien mélanger le bicarbonate au caramel (réalisez cette opération rapidement) et versez immédiatement dans un moule en silicone. Laissez refroidir le tout pendant quelques heures et cassez la plaque obtenue à l’aide d’un petit marteau. C’est tout ce que vous avez à faire.

Vous pouvez ensuite grignoter votre honeycomb en faisant de grands scroutch scroutch bruyants, le réduire en miettes pour le saupoudrer sur une tarte au citron, sur une boule de glace ou un gâteau aux fruits, ou encore le casser en petit morceaux afin de le faire fondre dans le thé pour le plaisir de l’entendre faire shhhhhhh quand il se dissout dans l’eau chaude. Juste une précaution à prendre : le conserver dans une boîte hermétique à l’air, pour qu’il ne perde pas son croustillant. Je suis encore étonnée par la désarmante simplicité de cette recette que, comme la guimauve, j’imaginais réservée à la fabrication industrielle.

Last but not least, j’ai aussi eu le plaisir de constater que le honeycomb était un sujet délicieusement photogénique. Je vous laisse donc sur ces quelques images avant de vous souhaiter une bonne et belle semaine.

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Confettis de Paris

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Je prédis un bel avenir à celui qui aurait la bonne idée d’ouvrir un vrai concept store sur le thème de Paris. Souvent, sur internet, je tombe sur de très belles représentations de la ville : le plan de la famille Summerbelle, les dessins de Kanako Kuno ou le livre d’illustration de Mirolsav Sasek – pour ne citer que ceux qui me viennent tout de suite à l’esprit – et c’est vraiment dommage que toutes ces belles réalisations ne soient pas rassemblées en un seul lieu. Je note en passant que la plupart du temps, c’est le Paris vu par les étrangers qui me séduit, probablement à cause de leur regard sur la ville, forcément onirique.

Mais je suis tombée il y a quelques temps sur cette adorable boîte de chocolats qui met en scène une douzaine de vue de Paris, dans une version « vintage-mignon-gnangnan-comme-j’aime ». Enfin un « souvenir de Paris » qui ne soit pas d’une laideur embarrassante. Elle est commercialisée par la marque, Marie Bouvéro (qui édite aussi de ravissantes tablettes de chocolat, sur le même principe) et on peut les trouver assez facilement – il me semble qu’ils sont en vente dans certains Monoprix, je les ai trouvé pour ma part dans une boutique de l’île Saint Louis.

J’ai mis du temps à me décider à les croquer, avant de songer que découpées façon « timbre poste », ces illustrations feraient de parfaites vignettes à coller ici ou là.

Seulement, n’ayant plus seize ans, c’est-à-dire n’ayant plus de cahier de texte où coller mes images favorites (vous ne faisiez pas ça, vous à seize ans?), je ne suis pas plus avancée. Il faudra encore que je trouve une mignonne manière d’utiliser mes petits timbres. En attendant, je peux au moins vous dire que je me suis régalée avec les chocolats qui, chose étonnante pour des machins à souvenirs, sont aussi bons que beaux.

… Et non, bien entendu, je n’ai pas découpé consciencieusement chaque cran arrondi à la main, j’ai fait cela à l’aide d’une paire de ciseaux cranteurs pour les enfants (c’est écrit sur la boîte : il ne coupent que le papier, en aucun cas la peau, le tissu ou les cheveux. J’ai vérifié : tout cela est vrai, mais à vrai dire, même le papier, il ne le coupe pas toujours non plus).

NOTE : Merci beaucoup pour toutes vos adresses hier, je suis allée sur les liens que vous m’avez envoyé, j’avais déjà un peu l’impression d’y être.

? Vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en plus grand ?

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